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Pour une véritable ambition communiste - Nicolas Marchand - 94

On ne peut parler solidement projet, enjeux électoraux, avenir du parti, fonder une ambition communiste à la hauteur des enjeux actuels, sans partir de la donnée structurante de la période : une crise qui n'est pas une crise capitaliste classique mais une crise systémique1.
Il est donc utile à la réflexion de regarder comment les textes soumis au Congrès traitent de la crise ? Le seul qui contient des éléments d'analyse de son ampleur et sa nouveauté est le projet du CN. Imparfaitement, par ajout visible d'amendements, mais il le fait. C'est une base qu'on pourra, qu'il faudra améliorer. Le texte alternatif 1 ne fait aucune référence à une crise systémique, et minore curieusement la crise : il parle de « dérèglements », de « désordres » et même de 40 ans de « crise » (le mot crise entre guillemets) !!! Les autres textes constatent, avec quelques différences, une crise capitaliste classique, sans proposer d'analyse de la nouveauté.
Pourtant ce qui se joue est historique. Et a des implications majeures pour un parti communiste : • actualité du défi de dépassement graduel du capitalisme,  avec, au cœur, des enjeux nouveaux : l'argent, le crédit, les pouvoirs sur leur utilisation ; • défi d'un rassemblement populaire majoritaire pour une révolution pacifique et démocratique, pas le « solo funèbre », sur lequel alertait Marx ; • défi d'être un parti communiste à la hauteur de cette situation.
La crise appelle une véritable ambition de rassemblement, et non de céder à des tentations de repli, d'exclusives vis à vis d'un PS qui n'est pas un bloc, et dont le devenir, celui de ses adhérents, celui de ses électeurs, regarde notre combat.
1 Les dirigeants capitalistes s'inquiètent de plus en plus, et confirment le pronostic des économistes communistes. Le 13 avril « les Échos » titraient en une « Le FMI redoute une nouvelle crise mondiale ». La semaine dernière, dans le même journal, un éditorial d'une page titrait « pourquoi le monde risque une crise monétaire majeure ? »
L'exaspération anti-Hollande, totalement justifiée, ne doit pas aveugler, ni justifier des amalgames qui peuvent injurier l'avenir, et qui ne tiennent aucun compte de ce que pensent et cherchent de très nombreux électeurs socialistes, de l'enjeu que va continuer à constituer leur participation ou non à un rassemblement transformateur. On en a eu des raisons, depuis 1920, de tourner une fois pour toutes la page de l'union. De décréter une fois pour toutes les socialistes infréquentables. Mais le PCF serait resté une secte, s'il avait cédé à cela. Il n'y aurait pas eu de Front Populaire. Pas d'unité pour la Résistance puis la Libération, avec, notamment, des socialistes dont les dirigeants avaient pourtant peu avant approuvé Munich et voté l'interdiction du PCF ! Certes, avec le programme commun, et pire encore avec la participation au gouvernement Jospin, les choses se sont compliquées. Ce n'est pas la logique unitaire qui fut en cause, mais sa pratique, sa conception, le manque de renouvellement avec la nouveauté des enjeux de contenu découlant de la crise du capitalisme. Au total, quiconque connaît un peu l'histoire du parti, sait combien sa politique unitaire a été un facteur décisif de l'émergence du PCF, quand elle a été de pair avec son autonomie, quand elle n'a pas dévié comme après 1997 en suivisme du PS et de sa dérive sociale-libérale.
La crise appelle une véritable ambition communiste. Un projet à la hauteur du défi de la crise du système capitaliste et de son dépassement. Un parti actif avec ses idées pour un rassemblement de haut niveau. Un parti qui a besoin pour cela de se renforcer, de se réorganiser pour l'action en se transformant, en se modernisant, en se démocratisant. Mais comment qualifier « ambition communiste » la proposition du texte alternatif n°1 que « le Front de gauche » devienne « une structure », à laquelle « chacun pourra s'inscrire directement »   avec « des lieux de décisions. Au plus près des lieux de travail et de vie … »  jusqu'à préciser que la démarche suppose « pour nous et notre organisation … du dépassement2 ... »
2  l'idée de dépassement du PCF figurait déjà dans une contribution de Michel Duffour du 17/9/2007: « le congrès … devrait afficher notre disponibilité à dépasser le Parti communiste » (ce congrès « extraordinaire », destiné à ouvrir la voie à la création d'une « nouvelle force politique » dans laquelle le PCF se serait dilué, fut annulé et remplacé par une assemblée des sections qui décida de continuer le PCF.
Comment qualifier d'ambition communiste une proposition qui consiste ainsi à réouvrir un processus, déjà rejeté par les communistes en 2007, vers une dilution du PCF3.
Jean-Luc Mélenchon, auquel quelques camarades préconisent de se rallier, a pourtant toujours l'objectif qu'il assignait au Front de gauche : créer une nouvelle force politique. C'est l'objectif qu'il donne à sa campagne présidentielle, et que confirmait la représentante du PG à la coordination du Front de gauche du 15 mars, je cite le compte-rendu : « Interpellé sur la démarche de Jean-Luc Mélenchon par rapport aux partis, le PG précise que sa candidature se fait dans le cadre d'une construction citoyenne qui vise à aboutir à la création d'une nouvelle force politique ». Appuyer cela reviendrait à décider d'effacer le PCF de la scène politique, à un moment où, avec la crise du système, il y a besoin comme jamais de tout son apport original.
Dans l'idéal, il faudrait pouvoir présenter un candidat communiste à l'élection présidentielle. Tout simplement pour y porter nos propositions. Mais les circonstances de cette élection justifient la tentative de créer les conditions d'une candidature de rassemblement sur des bases de gauche claires. Dans ce cadre, si les conditions d'une primaire citoyenne se trouvent réunies, tout en comprenant qu'on ne peux pas en décider à l'avance, je pense qu'il est souhaitable qu'un candidat communiste y participe; il faudrait le dire de façon plus audible. Reste un problème qu'il faudrait pouvoir anticiper. Si un processus collectif, primaire ou autre, s'avère impossible, quel est notre plan B ? Il est clair que la situation sera rendue très difficile, pas spécialement pour le PCF, 3 Rappel : dans un livre publié en septembre 2007, en vue du même congrès « extraordinaire », Patrice Cohen-Seat écrivait : « Pourquoi le congrès extraordinaire du Parti communiste ne déciderait-il pas d'engager...un processus fondateur? Ne pourrait-il pas, sur une base très ouverte, proposer les contacts, les discussions, les objectifs et le formes de travail qui permettraient quelques mois plus tard ... d'apporter les réponses aux questions vitales qui nous sont posées: projet, rassemblement, organisation, stratégie? ...un débat où se forgeraient ...les réponses ...et les liens ...à partir desquels se créerait la force politique nouvelle dont nous avons besoin. »
pour toute la gauche, pour tout candidat de gauche. Il ne faut pas attendre le dernier moment pour l'évoquer, ni laisser ce débat seulement au sommet. Le ralliement à Mélenchon serait une erreur et un suicide politique. Il y aura besoin d'une candidature à même d'être attractive par son profil et ses propositions dans tout le champ de l'électorat de gauche, principalement l'électorat communiste, et l'électorat socialiste anti-Hollande (rassembleuse aussi pour les législatives, à la différence de 2012 où la virulence anti-socialiste du candidat à la présidentielle nous coûta cher aux législatives, en nous privant, notamment dans des circonscriptions où des députés communistes étaient sortants, de l'apport d'électeurs socialistes de gauche). Il faudra alors probablement décider, seuls, ou avec d'autres, et en connaissance de cause sur les difficultés, d'une candidature communiste. Pour semer, avec nos propositions, et avec la main tendue, les graines d'une reconstruction de la gauche sur de nouvelles bases, d'un nouveau rassemblement de gauche pour la transformation de la société.

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