Les congrès du PCF

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Le débat de la semaine

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Débat n°5 : quelles pratiques militantes pour améliorer notre action ?

L'écho du débat

Les débat dans les fédérations

Les débats dans les Fédérations

Les éditos

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Les débats dans les Fédérations

L'écho du débat n°6

Le débat en Côte d'or – Isabelle de Almeida

Au vu de la situation politique, de l'urgence sociale et politique et des ambitions que nous nous sommes données, le Conseil départemental s'est donné plusieurs objectifs pour préparer ce congrès :
-  permettre à tous les adhérents de pouvoir participer au débat
- d'aborder l'ensemble des questions du projet de la base commune : le projet politique, le positionnement pour 2017, et les transformations
- et de passer aux travaux pratiques dans notre département : mobilisations, construction pour répondre à l'urgence politique pour 2017

Tenant compte de l'état d'organisation de nos sections, nous avons tenu 2 séries d'AG décentralisées : dijon, sud et nord du département.
- après le CN de janvier pour donner à voir les travaux du Cn. 72 adhérent-es y ont participé.
Des synthèses sont rédigées et retransmises dans notre journal départemental ainsi qu'aux membres du CD et aux exécutifs de section.
Ces AG ont décidé de tenir des rencontres ouvertes sur l' urgence politique sur le thème « que faisons nous de 2016 ? pour construire un projet, une candidature commune pour 2017», à Dijon et dans l'agglo, à  Beaune et dans l'Auxois Morvan, ces rencontres se tiennent. Là aussi, un effort de compte-rendu est fait avec leur publication dans notre journal départemental que plus de 1200 lecteurs reçoivent.

- après le CN de mars et l'adoption du projet de base commune : 55 participants avec une présentation du texte : pour cela une trame était mise à disposition, et un premier échange sur l'organisation de notre fédération pour anticiper les changements à venir et être plus efficaces. Là aussi, un travail en amont avait été produit par l'exécutif départemental : un état des lieux objectifs révélant nos faiblesses et le potentiel et des pistes de transformation .
Des discussions qui portent beaucoup sur comment on construit pour 2017 où il faut donner des éléments qui sont appréciés : les comptes rendus des rencontres nationales, sur ce qui se dit dans les lundis de gauche , (une écoute collective se tient tous les lundis à notre siège) sur les démarches engagées dans d'autres départements sur les « primaires » .. sur le projet politique et surtout sur nos propositions pour l'emploi, sur les priorités dans notre action, dans notre militantisme : les solidarités concrètes, les mobilisations sur des questions locales… sur la formation des communistes, sur les rencontres conviviales pour se connaître, et les contacts avec les nouveaux et jeunes adhérents .
 
Et  nous mettons en place  4 rencontres / conférences sur des thématiques importantes pour notre projet politique. (soit elles ont été demandées, soit sur des sujets que nous n'avons pas ou peu travaillé dans notre fédération) :
- sur la révolution numérique le 23/03, sur la laicité et la République (le 12/04), sur l'écologie , sur l'Europe (le 17/05) avec la participation du, de la responsable national-e du PCF .
A ce sujet, quelques présentations et diffusion de la France en commun ont été faites pour lancer la réflexion sur notre projet.

Nous avons ouvert une tribune de contributions individuelles ou collectives dans notre journal départemental .

Nous sommes aussi dans ce moment de préparation du congrès dans les  travaux « pratiques » : un forum avec d'autres organisations politiques sur la loi El Khomri début avril , une rencontre de  plusieurs camardes ayant signé cet appel avec des signataires de l'Appel pour des primaires de gauche ( c'est plus de 400 personnes  sur notre département ), et d'autres actions sur la santé (comité de défense dans le nord du  département )

Isabelle de Almeida,
secrétaire départemental PCF 21

Le débat dans le Loir et Cher - Jean Michel Mijeon

Je ne reviendrai que très rapidement sur l’épisode douloureux des élections Régionales.
Celui-ci a marqué douloureusement les communistes de notre fédération et conclu difficilement une année 2015 qui aura été marquée par une actualité compliquée, des échéances électorales, des combats menés tambours battant.

Aujourd’hui beaucoup de questions se posent.
Le congrès et ce qu’il engendre ont permis de réactiver l’action et remis en mouvement ce que l’on peut appeler notre foi militante, de se réapproprier l’outil politique, de se pencher d’une manière très concrète sur une réalité politique nationale, notre projet nos ambitions et ses déclinaisons dans notre département rural.
Les Communistes se retrouvent de nouveau, les agendas se remplissent au gré des AG de sections et des réunions, des projets et des combats au coté des mouvements de la jeunesse, une JC 41 très active et mordante, et de nos camarades syndicalistes.
Les 15 et 16 Avril prochain notre camarade Anne Sabourin, représentante du PCF à la direction du parti de la gauche européenne (PGE)  sera présente sur Romorantin et sur Blois dans le cadre d’une rencontre débat sur le thème de l’Europe comme enjeu majeur pour la France.

A la veille de notre congrès et face aux bouleversements quotidiens qui hantent nos esprits, la réalité d’une absolue nécessité du réveil des consciences nous semble évidente.

Il apparait désormais clairement aux yeux de la population, qu’avoir des valeurs, se battre pour des idées, faire de la politique soit devenu un art de la dissimulation quand ce n’est pas un art du mensonge et du camouflage. C’est grave.
Revendiquer la politique comme un moyen de changer les choses n’est plus perçu comme étant salvateur mais semble être devenu pour beaucoup comme un moyen de négocier sa place pour que tout continue comme avant.
Le combat à mener dans un  département comme le notre est rude et nous percevons l’absolu nécessité d’avoir un message politique fort qui fasse lien et corps avec le mouvement social dans sa globalité qui soit proche très proche des gens dans le cadre visible d’une grande démarche populaire et non pas populiste.

Le terme de parti politique semble donc parfois désuet alors que nos dernières réussites nos victoires de terrain se sont faites pour beaucoup dans le cadre de rassemblement citoyens sur des thèmes allant de la défense de l’agriculture paysanne, contre la création de communes nouvelles, la création de grandes intercommunalités ou dans le cadre de réflexion sur la gestion et présentation de listes… Dans un cadre politique qui ne veut pas dire son nom !!

Notre ambition à travers notre congrès est de pouvoir retrouver rapidement des éléments de langage et de terrain à travers un sillon et un projet politique qui nous permettra de nous dégager des entraves qui nous immobilisent et bien évidemment d’envisager l’avenir. D’aborder les échéances législatives en nous permettant de transformer les choses et de permettre à nos concitoyens de retrouver le chainon le plus important de la chaine ; celui du pouvoir démocratique.

Jean Michel Mijeon,
secrétaire départemental PCF 41

 

L'écho n°5

Le débat dans l'Oise - Thierry Aury

 

Après l’adoption par le CN des 5 et 6 mars des propositions de base commune de discussion, nous rentrons dans une nouvelle phase du débat du Congrès pour laquelle nous devons nous fixer l’objectif d’élargir la participation des communistes à ce débat et de travailler collectivement aux réponses aux questions de l’ordre du jour du Congrès.

Pour cela, il est indispensable que des initiatives départementales soient prises afin d’aider les animateurs des sections à mener le débat, avec le plus grand nombre de communistes, dans la proximité.

Où en sommes-nous dans l’Oise de cette préparation du Congrès ?

Une première série de réunions, initiées départementalement, par grands secteurs géographiques, de la fin janvier à la mi février, pour lancer le débat général, nous a permis de réunir environ 140 militants. Les discussions étaient alors encore très marquées par le choc ressenti à l’occasion des Régionales, avec déceptions, colère parfois et plus largement un sentiment d’impuissance à modifier la situation générale lié aussi à l’insuffisance de la mobilisation contre l’état d’urgence, à la faiblesse du mouvement social alors, au brouillage complet de tous les repères pour une large partie de la société, à la puissance du vote FN dans notre région. Avec une difficulté à voir comment nous allions échapper au « scénario catastrophe de 2017 ».

 

Disons évidemment que la montée de la contestation du projet El Khomri et le développement du mouvement social, dans la jeunesse et chez les salariés, en révélant les capacités de résistance de notre peuple et même les possibilités de victoire, redonnent aujourd’hui de l’espoir, de la motivation et rouvrent de manière salutaire le débat.

 

En même temps, la question de 2017 reste problématique dans toutes les têtes, avec beaucoup plus de questionnements que de réponses, avec plus de déclarations définitives sur « ce qu’il ne faut pas faire » (« pas de primaires », « pas Mélenchon », « pas de candidat PCF » …) que de solutions ! Afin de pousser la réflexion sur ce point, en s’efforçant de donner tous les éléments du débat, d’éviter les clivages et les procès d’intention, et au final de travailler à une orientation qui rassemble au maximum les communistes et contribue à ouvrir une perspective, nous avons pris plusieurs initiatives : des écoutes collectives des débats des « lundis de gauche » permettant d’entendre ce que disent des acteurs politiques et sociaux progressistes mais divers et une réunion départementale fin mars, pour débattre de la proposition de résolution sur 2017 adoptée par le CN.

 

Par ailleurs, sur les deux autres points à l’ordre du jour du Congrès, deux réunions thématiques départementales, fin février, l’une sur le projet, l’autre sur le Parti, ont permis d’élargir le débat, sur nos réponses et sur notre manière de faire, au-delà du constat sur l’immédiat et au-delà du calendrier des échéances électorales.

 

Lors de la réunion sur le projet, d’emblée c’est la question du travail qui a occupé une large part de la discussion, avec la préoccupation que nous portions mieux finalement les questions du sens de l’activité humaine : « comment, pourquoi, pour qui nous travaillons, nous produisons ? » ; questions fondamentales qui surgissent aussi dans le mouvement social actuel autour du Code du Travail ; d’autres camarades ont souligné aussi que nous devions mieux investir « tout ce qui bouge positivement dans la société » ( économie sociale et solidaire, coopératives, habitat partagé, circuits courts, fonds éthiques…) et « parler avec tous les acteurs de ces expériences concrètes qui cherchent, d’une manière ou d’une autre, à échapper à la marchandisation et à la financiarisation de toute la société ». Une double aspiration a traversé les débats : donner plus de force, de cohérence, de lisibilité à notre projet révolutionnaire d’une société libérée des aliénations, des exploitations, des dominations ; et en même temps, porter des propositions concrètes offensives pour des transformations immédiates avec l’objectif d’en faire des revendications populaires. Afin de poursuivre nos échanges et le travail sur le projet, et afin de nourrir le débat des sections et cellules, nous avons prévu de tenir une journée départementale, le premier samedi d’avril (avec un repas fraternel et une conclusion culturelle), divisée en 3 temps sur 3 grandes questions : la société du bien vivre et du bien commun ; les questions internationales ; la République.

 

Une autre réunion, sur le point 3 de l’ordre du jour du Congrès, sur les transformations nécessaires du Parti, de nos pratiques, a elle pointé plusieurs questions : « comment s’adresser et travailler concrètement avec les salariés de notre département, alors que beaucoup travaillent désormais dans des PME ou dans des grandes zones commerciales mais aussi que beaucoup prennent le train ou la voiture pour aller travailler en région parisienne et notamment sur la plate-forme de Roissy ? » « Comment repenser notre organisation concrète pour mieux prendre en compte les bassins de vie et les réalités nouvelles des agglomérations ? » « Comment développer l’utilisation des moyens de communication numériques, des réseaux sociaux avec l’objectif de démultiplier l’intervention et l’initiative des communistes dans la société ? » « Comment développer nos actions de solidarité concrète (journée pour le droit aux vacances, vente de fruits et légumes…) et nos liens permanents et politiques avec les participants ? ». Là aussi, une forte volonté de « sortir des généralités » pour travailler à des pistes et des objectifs concrets. Un samedi matin de travail départemental sur cette question, ouvert à tous les militants, est prévu en avril.

Avec un fil rouge des débats déjà tenus et de notre ambition départementale pour la suite : être le plus en prise possible avec les réalités d’aujourd’hui pour se donner les meilleurs outils théoriques et pratiques pour les transformer.

Thierry AURY

Secrétaire départemental PCF OISE

 

Le débat en Saône et Loire - Nathalie Vermorel

La base commune adoptée par le CN des 5 et 6 avril est maintenant dans les mains, ou plutôt sur l’écran, de chaque adhérent disposant d’un mail renseigné sur Cociel.

En Saône et Loire sur 527 adhérents, 288 sont concernés. Dans une fédération où 30% seulement des adhérents a moins de 60ans, il faut gérer la fracture numérique et s’assurer que chaque adhérent dispose des textes imprimés. C’est dans la proximité, à partir des sections que cette première étape doit avoir lieu.

Place maintenant au débat collectif, c’est la priorité du conseil départemental qui prend des mesures pour que dans chacune des 11 sections, des réunions soient spécifiquement consacrées au congrès.

Si 2017 et le mouvement social sont au cœur des discussions (et des actions), la visée communiste et la capacité que nous aurons à exprimer clairement notre projet est un axe important de réflexion ainsi que les évolutions de notre parti, confronté dans notre département à 3 enjeux majeurs :

  • Le renouvellement et l’adhésion : lorsque 70% des adhérents a plus de 60 ans, le militantisme communiste a besoin de retrouver le dynamisme, l’énergie, l’imagination, des jeunes s’emparant politiquement de leur besoin de changement

  • Aller vers une organisation militante et territoriale qui donne de l’efficacité à nos actions.

La régularité des élections nous pousse à adopter une organisation territoriale qui répond à des enjeux électoraux. Dans notre département étendu et rural, maillé de villes moyennes au potentiel industriel en déclin, notre organisation est basée sur les anciens cantons.

Les derniers scrutins ont porté sur des circonscriptions électives bouleversées (cantons et régions) et nous ont mis en difficulté. Comment être efficace quand on se connaît peu, quand on travaille peu ensemble et que nos habitudes de travail sont installées. De notre affaiblissement découle un manque de renouvellement des pratiques militantes, une sorte de repli sur son territoire que nous avions déjà identifié au précédent congrès comme une étape à franchir.

Du travail a cependant été fait depuis 2013 :

-création d’un site internet départemental et d’une page facebook pour la communication ;

-création d’espace numérique partagé pour la mutualisation des documents et pour répondre aux zones blanches ou le téléchargement de documents un peu lourd est impossible ;

-utilisation fréquente des conférences téléphoniques pour limiter les déplacements,

-modification du territoire de section par le regroupement de petites sections ou agrégation de petits groupes de militants non organisés au sein de section qui permettent de contrer l’isolement et de stimuler les actions.

Paradoxalement, ces nouvelles pratiques ou nouveaux outils : la transversalité, les réseaux, le travail thématique, la mutualisation semblent être de vrais défis pour ceux qui se réclament du «  faire du commun » 

Question de culture et d’apprentissage, question d’évolution des organisations ce qui ne va pas sans quelques crispations et contradictions….nous avons encore à progresser.

  • Les échéances de 2017

La gravité de la situation n’échappe à aucun militant mais la manière pour l’affronter n’est pas le même pour chacun.

Cependant dans nos discussions deux points font du commun :

  • continuer sur le chemin du rassemblement dans l’esprit du Front de Gauche initial

  • rechercher l’expression et la participation populaire à la définition d’un socle programmatique

Pour une section cela s’est concrétisé par un appel à la primaire dans le cadre des « chantiers de l’espoir » qui regroupe des citoyens et des formations politiques au-delà du FdG

Pour une autre section c’est dans le cadre de l’assemblée citoyenne du front de Gauche qu’elle souhaite travailler la question programmatique sans passer pour l’instant par la démarche de primaire. Elle poursuit un travail de rencontres et d’enquête dans les quartiers populaires et une étroite collaboration avec l’élue municipale FdG sur les problématiques locales.

Enfin le CD a validé l’idée d’une inscription de quelques camarades sur le site de la primaire à gauche pour faire vivre la démarche participative populaire à la construction d’’un programme.

D’ici juin, chacun va expérimenter, tenter, réfléchir, personne ne peut se prévaloir de savoir.
Les prochains CD, élargis aux secrétaires et animateurs et animatrices de section, analyseront les conditions, les impasses, les espoirs de chaque démarche pour nourrir une décision commune au congrès.

C’est un changement important que la décision s’élabore à partir d’expériences locales diverses. On pourra se questionner sur les éventuelles discordances mais dans cette période complexe c’est ainsi que nous avons voulu redonner la main aux communistes pour leur décisions stratégiques de congrès.

Nathalie Vermorel

Secrétaire départemental PCF Saône et Loire

 

L'écho n°4

L'assemblée extraordinaire des adhérents de la section de Rouen du PCF a examiné l’ensemble des propositions émanant de la direction nationale pour les mois et les semaines qui viennent dans la perspective du 37è congrès qui se tiendra du 2 au 5 juin 2016.

Pour résumer il y a 3 axes de réflexion :

1 le sens de notre combat communistes et notre projet pour la France (http://www.pcf.fr/node/71357)- 2 les échéances présidentielles et législatives de 2017 - 3 déterminer les transformations du PCF à engager pour relever tous ces défis.

Depuis lors, nous appelons l'ensemble de nos adhérents, élus et militants à nous rejoindre dans les réunions de réflexions et de travail qui ont commencé à se mettre en place autour du texte «la France en commun», sachant qu’il nous est demandé de faire remonter au niveau national des contributions visant à amender, enrichir et améliorer le texte de base qui nous est proposé.

A l'issue des premiers rendez-vous, plusieurs thèmes se sont dégagés paraissant cerner avec clarté les enjeux et les chemins d'une "Alternative Communiste" :

- Économie, emploi et entreprise: retour des nationalisations ou choix assumé d'une économie mixte, chômage et partage du travail, Salaire Universel ou Socialisé, fiscalité et changement en profondeur des politiques bancaires et des traités européens, etc.…

- Pacifisme et Solidarité Internationale-

- Écologie et nouveaux enjeux pour la planète en ce XXIème siècle: retour sur la Cop 21

- Culture & Société: l'éducation comme priorité, l'égalité homme/femme dans la vie et dans l'entreprise, liberté et pluralisme au sein de tous les médias et la légalisation du cannabis

- Refonder la démocratie par la création de droits nouveaux, droits du citoyen et du travailleur, repenser le fonctionnement de nos institutions (VIème République, révocabilité et statut de l’élu, proportionnelle…), …

A ce jour nous sommes 16 inscrits dans ce groupe de réflexion sur 160 adhérents à

Rouen, la production d'écrits et de contributions bien souvent débattues en réunion émergent peu à peu.

Nous nous engageons à fournir, très vite maintenant, des synthèses autour des débats, des contributions, tout comme l'organisation de rencontres publiques dont la première se tiendra à la Fédération du PCF le mardi 8 mars prochain à l'occasion de la Journée Internationale des Droits de la Femme pour une Veillée/débat portant sur "Les Nouveaux Enjeux du Féminisme", et la seconde le mardi 29 mars à l'occasion de la soirée "Reconstruire Kobané" au Théâtre du P'tit Ouest (Rouen) en soutien à toute les résistances pour un monde de justice et de paix (rencontre en présence de Pascal Torre pour la présentation de son livre "La Réponse Kurde" co-signé avec Sylvie Jan pour les Éditions France-Kurdistan).

 

L'écho n°3

Dans le Bas-Rhin, une assemblée des communistes a abordé beaucoup de questions (voir le compte-rendu complet). Un enjeu est au cœur du débat, celui du rapport du PCF aux classes populaires. L'idée d'une enquête auprès de la population est perçue comme une bonne idée car « il est nécessaire de prendre en compte l'abstention massive et le fait que 60% des Français ne font plus confiance à la politique. ». Cette enquête doit « permettre de faire connaître nos propositions ». Concernant le projet, pour les camarades « la cohérence d'une stratégie globale de dépassement du capitalisme » fait défaut au texte « La France en commun ». La question du rapport au PS est également au cœur du débat. La plupart des interventions soulignent « la nécessité pour le PCF d'avoir une stratégie de rupture plus claire vis-à-vis du Parti socialiste. » mais des camarades pointent le fait que « la stratégie d'isolement du NPA ou de LO ne leur a pas permis de devenir plus audibles. » et que « la présence d'élus communistes dans des majorités avec le Parti socialiste peut conduire à des résultats intéressants pour la population ». Concernant le Front de gauche, « plusieurs camarades considèrent qu'il faut faire le bilan » pour comprendre ce que nous avons réussi et là où nous avons échoué. Concernant la la position que le PCF doit adopter à l'égard des « primaires de la gauche », « si certains camarades considèrent qu'elles peuvent permettre d'ouvrir un débat à gauche », (…) « plusieurs interventions reprochent aux primaires de demeurer dans la logique « présidentialiste » de la Cinquième république. »

Voir également :

  • Dans les Bouches du Rhône, une soirée a été organisée pour débattre du texte "La France en commun" (voir CR)

  • Dans l'Oise, deux réunions se sont tenues dans le bassin creillois (voir CR) et à Thourotte - Compienne (voir CR)

 

L'écho n°2

Cette semaine nous revenons sur plusieurs réunions qui se sont tenues en Côte d'Or, dans l'Oise et dans les Bouches du Rhône. 

En Côte d'Or, à Dijon, les camarades estiment que la gravité de la situation se caractérise par « la prégnance des médias à la botte du projet capitaliste », « un sentiment d'impuissance politique » dans la population, « un FN très puissant »  et « un Front de gauche qui s'est détourné de ses objectifs initiaux de 2008 », « protestataire » et incapable de « rendre majoritaire des idées de gauche ». Un débat s'est engagé sur « la gauche, le rassemblement, le projet du PCF » et la façon d'articuler ces différents enjeux. Plusieurs camarades proposent de définir quelques points qui peuvent rassembler à gauche à partir des « signifiants » communistes. Concernant les échéances de 2017, des camarades ont lancé avec des militants socialistes une invitation intitulée « Alors que faisons nous de 2016 ? » pour ne pas rester spectateurs du scénario dominant. Il s'agit d'inventer les formes les plus appropriées de débat : rencontres individuelles, collectives avec des sympathisants, des ami-es, des militants de gauche. Le PCF apportera sa contribution au projet pour la France avec le texte « La France en commun ».

Dans l'Oise, plusieurs réunions du parti convergent sur l'importance d'un projet communiste « crédible » qui permette de reconstruire « une identité de classe qui s'est délitée », puisse à la fois « répondre aux urgences » et « faire rêver ». Les propositions de grande enquête auprès de la population et de forums de débats sont bien accueillies. Concernant 2017, les camarades s'accordent sur l'idée qu'il faut commencer par « travailler sur ce qui rassemble à partir de notre projet et d’autres projets. ». Des  primaires  à gauche, « pourquoi pas ? » disent les camarades en cherchant à ce que  « le débat ne se fasse pas d'abord autour de la candidature mais bien des idées ». Beaucoup d'interrogations sur l'identité et le périmètre de la gauche traversent les débats. La question des transformations du PCF est aussi abordée. Avec des propositions très concrètes comme une web-tv (une huma-tv!) mais aussi la necessité de « valoriser le rôle des communistes dans notre histoire », de « réfléchir sur l’efficacité de ce qu’on fait », de « travailler la place de la jeunesse dans le parti », de « mieux écouter et intégrer les nouveaux adhérents », d' « aller à l'entreprise ».

Dans les Bouches du Rhône, les executifs de sections ont tenu ensemble un premier atelier de travail sur le Congrès avec « l'objectif de favoriser l’implication des communistes dans la participation, la réflexion, dans l’écriture de contribution quitte à les aider dans cette tâche ». Les camarades pointent la necessité de « faire un bilan du 36ème Congrès : avons-nous mis en œuvre nos résolutions ? ». Alors que nous nous étions fixés l'objectif d'« hisser les questions écologiques au niveau des enjeux sociaux », du travail reste à produire. Concernant le projet, l'ambition est de « définir les contours de la société que nous voulons ». De nombreuses interventions traitent des enjeux industriels avec l'objectif de « dépasser le soutien aux luttes » pour ouvrir une perspective en la matière. Concernant le parti, l'accent est mis sur la nécessité de « renforcer le rôle de la fédération » et « la formation des militants et y compris d’avoir une réelle politique des cadres pour construire « un parti à l’image de notre société et de notre classe ». Un deuxième atelier a permis de réfléchir a l'idée d'une grande enquête avec la volonté « d'écouter, analyser et proposer », « armés avec des propositions concrètes et de la pédagogie », de « renforcer notre visibilité », « redéfinir le mot « gauche » », « proposer systématiquement l’adhésion ». Un troisième atelier a travaillé sur la manière de reprendre pied à l'entreprise : cibler « les bassins d’emploi dans le département » et faire que « le congrès départemental porte une visée sur l’industrie dans les Bouches du Rhône » ; et dans les quartiers populaires en travaillant à « impulser des luttes avec les habitants » et « travailler sur les questions de sécurité, de démocratie et d'emploi formation ».
 

L'écho n°1

Plusieurs conseils départementaux se sont tenus ces deux dernières semaines et ont abordé les enjeux du Congrès en lien avec les batailles politiques à mener. Retour sur le CD de l'Essonne et celui de Paris.

Dans l'Essonne, la combativité est au rendez-vous. Une camarade dira que si la situation actuelle - la politique gouvernementale, le résultat des régionales - portent « un coup moral, il y a malgré tout l'envie de se battre ». La proposition nationale d'une campagne sur l'emploi est accueillie positivement et sera menée à partir des luttes actuelles pour préserver l'emploi dans le département. Face à la dureté de la situation politique, beaucoup d'espoirs sont placés dans le Congrès de juin. Un camarade pointe l'urgence de s'adresser « à toute la frange de la population qui ne se reconnaît plus dans la politique ». Concernant 2017, la question d'une primaire a gauche fait débat, entre « refus du présidentialisme » et volonté de ne pas fermer la porte et de « proposer quelque chose à tous ces gens qui s'interrogent » et l'envie qu'une éventuelle primaire permette « un débat de contenus » et « parle des problèmes des gens ». Pour un camarade, il faut aborder ce débat avec « la volonté de continuer d’être la force politique à gauche qui veut rassembler afin de porter des projets utiles. »

A Paris, le rapport insiste sur la recherche de points d'appuis dans la situation politique comme « la lutte à Air France et celle des Goodyear qui sont soutenues par les Français » et la nécessité de parvenir à « déplacer le débat politique national des enjeux sécuritaires et identitaires à l'affrontement de classe à partir des attentes de nos concitoyens en matière de travail et d'emploi ». C'est tout l'enjeu de la campagne sur l'emploi qui sera également utile pour « définir des identifiants forts pour notre projet ». Tout au long de la discussion, le projet est au cœur du débat sur 2017. Il s'agit de « mettre en débat un projet connecté aux aspirations populaires », « utile à la construction d'un projet partagé par toutes les forces de gauche qui rejettent la politique de Hollande » et de « débattre à partir de ce projet de la candidature pour le porter ». Le débat portera beaucoup également sur le parti, sa capacité dans la situation difficile que nous traversons à « être une force nationale », « mieux organisée et plus réactive », « avec des directions plus représentatives des femmes et des hommes, notamment des travailleurs, à qui on s'adresse » et « innovant dans ses modes de fonctionnement pour impliquer le plus grand nombre ».

 

 

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