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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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Quelle place allons nous donner à l’activité communiste sur les lieux de travail ? par Jean-Marie Baty

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai pris connaissance de l’intervention de Pierre Laurent sur notre combat sur le développement de notre pays par la maîtrise et l’investissement dans les filières industrielles. Lier industrie, écologie, transition énergétique, préservation des savoir-faire et des connaissances, accroissements des capacités de recherche avec développement des territoires et des infrastructures publiques pour une réponse progressiste de développement humain porte pour moi un avenir, une visée communiste.

 

Mais comment allons nous nous donner la force d’ouvrir les yeux des salariés et redonner confiance dans leur travail, leurs qualifications et leur place dans l’entreprise, élément primordial pour gagner ce combat? Comment mener la bataille idéologique pour faire reculer les doutes, le chantage permanent du capital et les odieuses pressions patronales? . Nous évoquons la responsabilité sociale des entreprises, mais les zones d’activités, petites ou grandes, sont trop souvent devenues des zones de « non-droits».

 

Ces lieux comme l’entreprise ne serait rien sans la présence des salariés. Cependant la possibilité d’activité et de présence politique y ont considérablement reculé et illustre l’état des lieux de l’affrontement de classe aujourd’hui. Cette préoccupation à était renforcée par la rencontre sur l’emploi du 1er septembre en Seine Saint Denis, intéressante, des possibilités fortes de convergences entre politique, syndical et associatif, mais une présence, à mon avis insuffisante des salariés actifs et des syndicalistes d’entreprises et interprofessionnelles du département. Or si effectivement la liberté d’expression, le pluralisme des idées, la démocratie sont les moyens pour que l’humain soit au cœur de la société et de sa transformation il est indispensable de débattre des moyens et de l’organisation pour y parvenir.

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Ne pas se mettre dans une position d’incantation, engager les discussions et initiatives politiques permettant de faire lever dans le pays des forces nouvelles pour une l’industrie du XXI éme nécessite une implantation, une activité communiste régulière et pérenne en direction du monde du travail.

Dans cette société éclatée, précarisée, porter des arguments politiques à partir du quotidien au travail, pour éclairer nos propositions unificatrices me semble le meilleur chemin pour faire grandir les consciences sur les possibles et les engagements pour les rendre majoritaire.

 

Mais si nous voulons un large engagement des salariés afin que le politique l’emporte sur l’argumentation économique, quelle structuration d’activités mettons nous en place à tous les niveaux et sur les lieux de travail. Nous savons que le volontarisme de quelques distributions de tracts à la porte des entreprises où le seul accompagnement des luttes syndicales ne suffisent pas. Souvent ces dernières s’arrêtent à la légitime lutte contre les licenciements et pour une répartition de l’activité entre les salariés où la mise en place d’un PSE.Tout cela ne suffit pas pour porter un projet de transformation de la société.

 

En effet en 15 ans de distribution régulière devant Citroën Aulnay, sans structuration de l’activité communiste par les salariés dans l’entreprise, nous ne nous sommes pas donnés la force pour actuellement porter des propositions d’avenir du site industriel et la proposition pour la construction d’un véhicule propre. Et pourtant nos élus y sont reconnus et fréquemment sollicités.

 

Sans une priorité forte, invitant les communistes à une réelle construction d’une activité structurée au sein des entreprises et des lieux de travail je crains que nous ayons où que nous ne trouvions pas les forces suffisantes pour le rassemblement citoyen nécessaire pour inverser la spirale actuelle.

Nombre de communistes, encartés ou de cœur, sont investis dans des responsabilités syndicales et associatives, ils se sont mobilisés dans le cadre du front de gauche, du front des luttes lors de la présidentielles pour chasser Sarkozy. Comment engagé une dynamique politique identique permettant de gagner à nouveaux leur engagement ?

 

Certes je porte plus d’interrogations que de réponses. Je les pose à partir de ma vie de militant sur la plate-forme aéroportuaire de Roissy CDG depuis 2007 ( plus de 100 000 salariés dont 70% travaille en décalé, 700 entreprises, une section de 30 communistes, d’autres sont organisés dans leur ville mais ne participent pas à l’activité communiste dans leur entreprise ou sur la zone d’activité). Nous réunissons une AG tous les mois ( 10 présents représentent un exploit), nous rédigeons et distribuons au minimum 4 fois par an de notre journal de section à 5000 exemplaires dans une douzaine de lieux. Je cite cette réalité pour contribuer à la réflexion collective sur les besoins, les moyens nécessaire si notre 36 éme congrès veut se donner l’ambition de mobilisations citoyennes puissantes avec le monde du travail pour porter et faire aboutir nos choix politiques d’un essor de nouvelle filières industrielles et de services.

 

Jean Marie Baty- Roissy CDG- FD 93

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