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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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Du communisme à l’organisation sur les lieux de travail par Alain Janvier

1. Le communisme, pour maintenant ?

Le Congrès qui se profile pour Février 2013 revêt un enjeu considérable. En effet, il se tient à l’issue d’une période historique constituée de 3 phases :

  1. La chute des illusions à l’Est avec les bouleversements politiques et idéologiques qui l’ont accompagnée,

  2. La période de reflux de l’idée communiste, avec des actes de résistance notamment en France par la participation au Gouvernement sur des bases extrêmement dégradées,

  3. L’explosion de la crise du capitalisme qui s’avère durable et profonde.

Il en résulte aujourd’hui à la fois que des pans entiers de la population, en France (mais également au-delà) se sont éloignés de notre Parti avec une très forte perte de repères, mais, d’autre part, qu’une partie de la population qui n’a pas forcément de traditions communiste cherche les voies d’un engagement pour la remise en cause de la société actuelle et cherche à nous rencontrer.

Par ailleurs, nous bénéficions d’une expérience inédite lancée à notre initiative lors du 34ème Congrès, celle d’un « Front Progressiste » devenu le « Front de Gauche », permettant d’envisager la période qui s’ouvre sur la base d’un état des lieux et un bilan à faire à la fois porteur mais présentant également des aspects contradictoires, voire dangereux, en tout état de cause d’une grande richesse.

Nous nous tenons donc aujourd’hui à un point où l’idée Communiste, combattue frontalement sur le plan politique et médiatiques par les forces dominantes est sollicitée pour donner l’éclairage et la visée dont les forces progressistes ont besoin dans leur combat actuel.

Il n’est plus possible de présenter le « Communisme » comme un simple concept ambivalent « constituant un repoussoir pour des millions d’êtres humains » et « un ensemble de repères positifs  pour la France ». Nous devons et nous pouvons présenter le communisme comme un concept dont l’évolution dans le temps est le résultat des conditions historiques dans lesquelles s’est posée la problématique du changement de société et l’émancipation des rapports d’exploitation et de domination. Pour cela, il est possible de s’appuyer sur les travaux de philosophes, historiens, économistes qui, ancrant leur démarche dans la nôtre ou s’inscrivant dans le courant progressiste en suivant leur voie propre, nous aident à une formulation pertinente, actuelle et s’inscrivant dans l’optique d’une visée. C’est ainsi, par exemple, qu’il n’est plus possible de reproduire la conception relevant d’un déterminisme historique simpliste et qui a donné lieu à certaines formulations aujourd’hui hasardeuses ou ambigües telles que celle de Marx dans L'Idéologie allemande

"Pour nous, le communisme n'est pas un état de choses qu'il convient d'établir, [c'est] le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. »

De même, il y a lieu de récuser clairement l’appellation « régime communiste » pour désigner ce qu’a connu l’Europe de l’Est, dans la mesure où la notion-même de « régime communiste » n’existe pas. Si nous avons, à juste titre, renoncer à la notion de modèle, il convient de dire explicitement quel sens nous donnons au concept de Sciences Sociales, et notamment aux « Sciences des Formations Sociales » qui n’ont pas vocation à prédire l’avenir considéré comme déterminé, mais à donner à voir le champ de possibles. Dans cette vision, la conception du Communisme telle qu’elle a prévalu durant plusieurs décennies a résulté d’une certaine transposition effectuée aux forces militantes pour leur combat politique, d’une conception militarisée de la société qui, certes, a prévalu dans les pays arriérés sur le plan social, du développement et des acquis démocratiques, mais surtout, qui est la marque d’une époque où ont prévalu les grandes guerres impérialistes du 17ème siècle au 20ème siècle. Cette transposition est apparu à des générations de dirigeants comme un gage d’efficacité pour leur combat propre, alors même que de leur propre avis, les formes d’organisation militarisée de la Société avaient permis les boucheries meurtrières des conflits mondiaux à caractère impérialiste menés pour le partage de la planète ainsi que les actions expéditives de nature colonialiste.

La tournure prise dans les combats de classe aujourd’hui, le rôle décisif de la démocratie la plus large, du respect de l’individu et de sa valorisation dans les collectifs humains, dont la valorisation, pour eux aussi, est décisive, l’idée qui prévaut comme quoi la valorisation d’un Collectif Humain n’a de sens que parce qu’est garantie la valorisation des individus qui le compose, donne à voir la rupture à opérer par rapport au capitalisme dominateur d’aujourd’hui e, à plus d’un titre mortifère, et nourrit un nouvel élan aux forces émancipatrices. Le philosophe Arnaud SPIRE exprimait, il y a peu : « il y a plus de Communisme dans l’Education Nationale ou la Sécurité Sociale que dans n’importe quel Parti Communiste dans le monde ». Cette formulation, quelque peu provocatrice, souligne que « le Communisme, c’est bien pour maintenant ».

Le Communisme désigne alors un corpus intégrant l’ensemble de l’approche conceptuelle permettant de s’affranchir d’une forme de société bâti sur le rapport d’exploitation du travail humain et des ressources de la planète, le capitalisme, aujourd’hui dans sa forme de capitalisme financier, qui n’hésite pas à s’appuyer sur différents procédés de rapport de domination pour assurer sa reproduction et son règne sans partage. Un corpus qui s’est bâti progressivement, de Aristote et Platon jusqu’à aujourd’hui, en passant par Marx, Lucien Sève, Paul Boccara et Gracchus Baboeuf, et bien d’autres, lesquels n’ont pas été sans faille, mais ont permis de bâtir une visée émancipatrice, à partir de ses fondamentaux que sont la nécessité de construire une société sans classe ni de rapports de domination, et intégrant pour les dépasser, les conditions historiques dans lesquels ils se développent, et qui a atteint un niveau de maturité aujourd’hui. Une Société en logique d’émancipation permanente de toutes les formes d’aliénation, c’est-à-dire des f ormes de dessaisissement de la maîtrise collective ou individuelle de on avenir. Une Société où sont mises en œuvre les formes de réponses aux besoins autres que celles bâties sur des logiques de marchandisation, dès lors que leur efficacité sociale est avérée.

Le Congrès et les Communistes auraient à gagner fortement qu’une telle approche et formulation figurent dans la Base Commune, car elle contribuerait à constituer un ensemble de repères auxquels ils se référeraient pour se désigner eux-mêmes.

2. L’enjeu de l’Entreprise

La visée Communiste s’entend comme une émancipation du Capitalisme dont le cœur réside dans les rapports d’exploitation du travail, dans les Entreprises et les Lieux de Travail, là où sont créées et produites les richesses ou les services nécessaires à leur création, qu’elles soient matérielles ou immatérielles. Les bouleversements des années 90, et la faillite des expériences en Europe de l’Est ont permis que soient levés les obstacles à une nouvelle phase du déploiement mondialisée du Capitalisme, intriquant les forces productives de manière incroyable sur l’ensemble de la planète, allant bien au-delà d’une simple mondialisation des échanges internationaux (connue jusqu’à présent). Ce qu’il faut bien appeler un retournement stratégique présentait plusieurs intérêts :

  • Il permettait de relancer la course au profit à une échelle totalement nouvelle,

  • Il tirait les leçons de la période des grands conflits meurtriers des années 14 – 45, ayant donné lieu à la gigantesque tentative de remise en cause du capitalisme sur la planète,

  • Il brouillait les cartes quant à la perception des antagonismes de classe, en introduisant à grande échelle une concurrence dans le travail entre les hommes.

Il est caractéristique que la perception des antagonismes de classe apparaît beaucoup moins clairement que par le passé pour plusieurs raisons. Outre ce qui précède, nous vivons une réalité beaucoup plus complexe :

  • La « reproduction élargie du capital » qui nécessite de recourir à de multiples services de l’Etat : éducation, …, obligeant à une vision globale,

  • Dans le même temps, la révolution technique, scientifique et informationnelle ont contribué à faire émerger des besoins en élévation du niveau d’instruction de base, en formation continue, une élévation générale des qualifications que le Grand Patronat s’acharne à ne pas vouloir rémunérer, et qui a conduit à une diversification du salariat très poussée. Cette nouvelle donne a perturbé les forces militantes traditionnelles.

Autrement dit, le monde du travail est traversé par deux mouvements contradictoires :

  • La mise en opposition des salariés entre eux au niveau mondial,

  • L’élargissement des catégories de salariés dont les intérêts convergent face au capitalisme.

C’est ainsi qu’est apparue une nouvelle classe : « le salariat diversifié ».

C’est dans ce contexte que se pose, une question décisive pour la suite des évènements, le combat politique dans les Entreprises et Lieux de Travail. Or, s’il existe bien une Commission Nationale de l’activité du Parti sur les entreprises et les Lieux de Travail, force est de constater que cette question n’a pas été effleurée (ou très peu) au Conseil National depuis le dernier Congrès. Pourtant, que ce soit sur les salaires, l’emploi, la création et la répartition des richesses, l’Entreprise est bien au cœur de l’affrontement politique. Et, s’il est un fait avéré, c’est bien le lien qui existe entre le vote FN et les insuffisances quant à la perception du rapport d’exploitation chez les salariés

Sans occulter le rôle joué par le Front des Luttes, avec tout un ensemble d’initiatives à son actif (appel des 1500 signatures de soutien au Front de Gauche, popularisation de luttes sociales à fort enjeu, …), l’organisation et l’activité politique dans l’Entreprise et le Lieu de Travail, apportent une dimension irremplaçable que les autres composantes politiques du Front de Gauche, en outre, n’apportent pas.

Quant à la perception du rapport d’exploitation, plusieurs faits significatifs peuvent être signalés :

  • Le sondage publié le 25 avril dernier dans l’Humanité sur le vote Front de Gauche en fonction de la catégorie socioprofessionnelle : y apparaît un résultat fonction de l’appartenance à une « classe sociale subjective ». Alors qu’il aurait été intéressant et autrement pertinent d’y faire figurer le degré de perception (donc subjectif) de l’exploitation, c’est le sentiment d’appartenance à une classe dite « favorisée » ou « défavorisée » qui est mentionné dans ce sondage « sorti des urnes », occultant ainsi l’antagonisme de classe qui est pourtant bien réel.

  • A l’occasion des grands conflits d’actualité, la réapparition de l’appellation « Classe ». Ainsi, alors que le concept de « classe ouvrière », dans les classiques, désigne une partie du salariat qui, de par sa position dans le processus de production, les rapports de production, et de la conscience qu’elle en a, vise à l’émancipation de la société toute entière, l’appellation actuelle se limite aujourd’hui à une vision sociologique. De fait, la stratégie patronale consistant à isoler les centres de production, bien à l’écart des Bureaux d’Etude et des centres stratégiques de l’Entreprise, puis à engager des opérations de délocalisation ou d’externalisation, conduit à des luttes de résistance, certes puissantes, mais essentiellement défensives et insuffisamment globales. La question à poser, bien en amont, est le combat contre les stratégies de partitionnement des Entreprises qu’il faut combattre frontalement et réussir à contrer. Or, cette question ne peut et ne doit pas être le seul apanage des salariés de production, mais renvoie à une autre conception de l’Entreprise dans laquelle est impliqué l’ensemble des salariés.

  • Enfin, la désignation de « classe moyenne » que les Pouvoirs de Droite et pro-capitalistes s’efforcent de promouvoir n’est pas neutre. Ceux-ci en font une stratégie destinée à élargir la base sociale susceptible de soutenir les fondements de leur organisation sociale. Elle consiste à détacher une partie du Monde du Travail en l’enrôlant sous leurs bannières. Or, face à cette stratégie, le recours au concept de « couche », qui vise à identifier les spécificités de telle ou telle catégorie, tout en garantissant sa place dans le monde du travail, représente un enjeu majeur

De fait, par quel que bout que l’on prenne le problème, le combat politique, même et surtout au travers d’une séquence électorale comme celle que l’on a vécu en 2012, oblige à faire le point sur notre analyse de classe de la Société, en partant (sans s’y confiner) de la réalité de l’Entreprise telle qu’elle est aujourd’hui, et du rôle que joue et est appelé à jouer la classe du « salariat diversifié », tout en valorisant l’apport extrêmement bénéfique des salariés de production, la capacité de mobilisation et les fortes traditions d’actions collectives des grandes concentrations ouvrières. Faute d’une telle analyse, le combat politique risque fort d’être, sinon accompagnateur, du moins extrêmement défensif, et donc en décalage par rapport aux enjeux actuels.

 

3. Le contenu du combat politique à l’Entreprise et la question de l’organisation :

Les expériences menées dans les Entreprises, y compris à partir de notre activité politique dans, vers ou en lien avec les Entreprises et Lieux de Travail, montre qu’un courant d’adhésion existe et peut se développer. Les exemples ne manquent pas : SNECMA, Aéroport de Paris, Cheminots, RATP, Territoriaux, Audiovisuel, … . L’expérience de Collectifs Nationaux tels que celui de l’Aéronautique et de l’Espace conduit même à être reconnu comme interlocuteur pour la Fête de l’Humanité, dans l’organisation d’un débat avec le Président de l’Organisation Patronale sous un auditoire de 300 personnes. La question du renforcement des formes organisées du PCF ou de leur reconstitution peut être à nouveau posée. La formation de base des nouveaux adhérents peut être d’un précieux apport. Mais une réflexion au niveau de l’ensemble du Parti, est nécessaire sur ce qu’est aujourd’hui l’activité et le combat politique à l’Entreprise. Certes, lorsque la menace pèse sur un site ou un Etablissement, le rôle de l’organisation politique apparaît naturellement. Mais il n’y a aucune raison de limiter l’action politique à des combats défensifs, ou de simples soutiens à l’activité revendicative du syndicat (une sorte de syndicat - bis).

Qu’est-ce que l’Entreprise aujourd’hui ? Comment a-t-elle évolué  par rapport à ce qu’on a pu connaître par le passé ? Au-delà d’une entité juridique qui conçoit, développe et produit, au-delà du rapport aux marchés dans lesquels elle est sommée de s’inscrire, au-delà du rapport à l’exploitation qu’elle entretient, l’Entreprise d’aujourd’hui tisse des liens multiples avec les collectivités locales et territoriales, avec les bassins d’emploi, avec les Administrations, avec tout ce qui concourt, on l’a vu, dans le contexte d’aujourd’hui, à la reproduction élargie du capital : financement public, transport, éducation et formation, taxation, impôts et prélèvements sociaux, ….

Le Directeur d’un Etablissement ou d’une Entreprise d’un Grand Groupe Industriel ou Financier occupe aujourd’hui la plupart de son temps à trois tâches :

  • L’interface de la Direction avec les Institutions Représentatives du Personnel (IRP),

  • L’implication de la Direction d’Entreprise dans les organisations patronales dites « professionnelles »,

  • La représentation auprès des représentants élus des Collectivités Locales ou Territoriales ou Nationales, pour les convaincre de la justesse de la politique qu’elle mène.

Enfin, le combat politique à l’Entreprise suppose, pour les militants, une vigilance de tous les instants pour que l’intérêt des salariés et des populations ne soit pas bradé lors de ces présentations promotionnelles. Pour cela, ils doivent entretenir des liens permanents avec leurs camarades des communes et Agglomérations avoisinantes pour garder la cohérence de leurs combats communs. Citons quelques exemples :

  • La liquidation de centres industriels se prépare très en amont par les instances patronales qui maquillent leurs projets,

  • La question du logement via le fameux 1% dont le démantèlement se mène et qui est lié à toute la politique du logement, du niveau départemental, national et local, qui est concernée,

  • Les transports publics des salariés dont l’employeur cherche à se dédouaner de ses responsabilités financières, notamment vis-à-vis des Caisses Régionales d’Assurance Maladie (CRAM) auxquelles il doit rendre des comptes,

  • Les pôles de compétitivité, le financement de la formation professionnelle, la politique d’embauche des travailleurs handicapés,

  • les politiques de départ en retraites où l’utilisation des « ruptures conventionnelles », ou des dispositifs de type « PERCO », autant de filouteries qui sont destinés à contourner les principes de retraites par répartition, mais sur lesquelles, là encore elle doit rendre des comptes,

  • les dispositifs de l’Epargne Salariale où les choix patronaux en matière de gestion les amènent à servir de supplétifs aux Marchés Financiers, ce qui permet à un Candidat / Président de déclarer en pleine campagne électorale « tous responsables ! »,

  • ou bien enfin l’accueil de la petite enfance, depuis l’institution des crèches privées indépendantes des services publics de la Protection Maternelle et Infantile (PMI), dont le patronat se fait le promoteur sur les lieux de travail, à seule fin d’allonger le temps de travail des salariés.

Autant de questions qui voient s’exercer une véritable connivence entre les choix patronaux, les marchés financiers et les choix gouvernementaux pro-libéraux, et qui peuvent donner lieu à un véritable bras de fer autour des choix budgétaires dans les Entreprises et leur contribution fiscale en faveur des Collectivités Locales. Il s’en suit qu’en l’absence de présence politique combattive, cette connivence nourrit un esprit de fatalité chez les militants même les plus aguerris. A l’inverse, l’existence d’une activité politique permet de décrypter les pièges, d’éclairer le combat syndical, de montrer la cohérence entre les orientations gouvernementales et les mesures patronales, d’informer des initiatives (projet de loi, …), de faire reculer l’esprit de fatalité, de faire murir les alternatives.

On le voit, le risque, la crainte de voir le combat politique dans l’Entreprise ou le Lieu de Travail se transformer en « syndicalisme BIS » est dénué de tout fondement, dès lors qu’on part de ce que sont l’Entreprise ou le Lieu de travail, les antagonismes de classe, le travail et la nature des forces productives aujourd’hui.

A l’inverse, le combat politique à l’Entreprise et le Lieu de Travail est un ferment de rassemblement autour des enjeux de classe. Ila vocation à intégrer pleinement les enjeux environnementaux de l’Entreprise ou de la Société toute entière selon les problématique en question. Il peut contribuer à donner corps aux formes de rassemblement que nous portons (Front de Gauche et ses variantes selon les cas, Front des Luttes), à les nourrir, sans abdiquer le rôle irremplaçable et indépendante des formes organisées de notre Parti dans les Entreprises et les Lieux de Travail.

Bien sûr, des obstacles et difficultés existent au déploiement de l’activité du Parti à l’Entreprise et sur le Lieux de Travail, qu’il ne s’agit pas d’occulter ni de sous-estimer :

  • l’éclatement de la grande Entreprise, les stratégies de restructurations à répétition, le morcellement des collectifs de travail,

  • l’allongement du temps de trajet entre le lieu de travail et le lieu d’habitation,

  • l’affaiblissement des forces organisées.

Sur ce dernier point, des innovations sont à faire qui doivent être soutenues par une formalisation dans les Statuts de notre Parti.

En particulier, il apparaît indispensable, à la lumière des expériences en cours et passées, que deux dispositions soient prises :

  1. la possibilité de créer, chaque fois que nécessaire, une « Structure de Souveraineté (Comité et assemblée de Section) inter-entreprise.

  2. L’exercice d’un double pouvoir (débat, vote) pour chaque adhérent de Section d’Entreprise,

    1. l’un exercé dans le cadre de la Section d’Entreprise, y compris sur les questions portant sur les Collectivités Locales, bassins d’emploi ou autres circonscriptions électorales où l’Entreprise ou le Lieu de Travail est implanté,

    2. l’autre, dans la Structure de souveraineté (Section) où habite l’adhérent.

Il s’agit là d’un moyen indispensable pour que chacun puisse assumer ses engagements avec le plein soutien de l’organisation, notamment lorsque des adhérents de la Section d’Entreprise sont sollicités pour assumer des responsabilités électives.

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