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Inscrire le Parti dans le mouvement social de la société civile et former les adhérents/militants - Danièle Premel - 75 | PCF.fr

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Inscrire le Parti dans le mouvement social de la société civile et former les adhérents/militants - Danièle Premel - 75

Le Parti a dans son histoire développé son action sur trois Plan

  • Celui d’une activité militante par ses cellules et sections par laquelle le Parti développait ses analyses de la période, proposait ses perspectives politiques adaptées à la situation sociale, économique, internationale du moment, œuvrait pour la compréhension des mécanismes d’exploitation et des valeurs communistes

  • Celui de ses élus dans les instances politiques de la démocratie représentative dans lesquelles en responsabilité ou dans l’opposition il défendait le bien commun et soutenait les avancées qui limitaient les effets négatifs contre la classe ouvrières et le peuple tout en sachant que leur action s’inscrit dans le système capitaliste

  • Celui des militants qui s’investissaient dans toutes les formes d’organisation de la société civile et de travail pour partager avec d’autres hommes ou femmes un combat sur des revendications ou des valeurs. Syndicats, associations de locataires, mouvements de la paix, associations de quartier, culturelles, sportives, parents d’élèves etc.. Ces organisations n’étaient pas à priori ni dirigées, ni une courroie de transmission du Parti. Mais par l’implication des militants dans ces collectifs le Parti préservait un lien étroit avec la vision, les idées et les problèmes « des gens ordinaires » et dans cette rencontre, cette confrontation et « ce faire avec » le Parti ne se coupait pas de sa classe et de sa base en évitant d’avoir la seule vision forgée qu’à partir de « l’entre soi »

 

Aujourd’hui le Parti s’est considérablement affaiblit sur les 2 premiers champs et semble avoir abandonné le 3ème.

 

Ce recul vis-à-vis du milieu de vie des populations est d’autant plus dramatique que les militants se sont recentrés sur l’appareil de Parti, les cadres et élus sur les postes de collaborateurs ou membres d’instances électives et laissaient à d’autres cette présence « dans la vraie vie »

 

L’éducation populaire est un exemple de cette lutte et cet enjeu le Parti l’a longtemps porté pour qu’elle ne soit pas dévoyée par une simple démarche « éducationniste » pour « adapter » et instruire au XIXème siècle les citoyens à la nouvelle république ou les travailleurs au besoin de l’industrie

 

 

Aujourd’hui, dans le retour des conflits en France, l’éducation populaire peut être un facteur d’émancipation par des savoirs, une approche critique de l’ordre établit.

Elle peut investir tous les espaces, objets, possibles, avec des groupes et des méthodes pédagogiques variées et stimulantes dès lors que ceux-ci soulèvent des conflits d’intérêts au sens large aux yeux des intéressés pour en faire des prétextes d’émancipation collective dans une visée de transformation radicale de la réalité sociale.

L’éducation populaire consiste à donner des outils d’analyse du réel que les bénéficiaires investirons là où il leur semblera nécessaire en permettant à la classe ouvrière de se réapproprier ses propres racines, ses codes, ses grandes réalisations… Le tout en les resituant dans le contexte actuel. Ces outils sont autant théoriques, pour comprendre le réel, que pratiques, pour pouvoir intervenir de manière plus efficace. Si l’exploitation et l’appropriation de la plus value par la classe dominante est toujours d’actualité, le système de production et la classe ouvrière comme les autres classes opprimées ont évolué. Aujourd’hui, La faiblesse de la concentration de la classe ouvrière dans de grands bastions, l’évolution des catégories des employés et de nombreux cadres intermédiaires, les nouvelles formes de travail et de distribution doivent nous amener à réfléchir sur la classe porteuse de l’avenir et sur notre action militante tant dans notre pratique que dans notre parole.

Le Parti, par ses militants, n’est plus présent dans ces espaces et ces groupes de débats, d’action et de luttes ce qui non seulement l’éloigne du peuple mais le fait apparaitre comme un Parti électoral comme un autre.

Comment peut être perçu le Parti si ses militants ne partagent pas la proximité, l’espoir, une action commune du quotidien avec les personnes qui sont la force du changement de l’ordre capitaliste.

Comment peut être perçu le Parti s’il n’apparait que seulement à travers des tracts, des appels à signer des pétitions, des communiqués et des informations pour mobiliser les travailleurs.

Examinons lucidement où en dehors de l’activité du Parti militent chaque camarade, quel lieu ou groupe il investit, qu’apportons nous comme analyse adaptée aux questions posées et quelles propositions le camarade apporte tant sur le fond que sur la forme de la réflexion à ces personnes qui s’investissent dans l’opposition, qui s’opposent à telle ou telle décision contre le bien commun. Il ne s’agit pas là du soutien que le Parti apporte à une lutte mais bien de camarades parties prenantes d’un combat dans lequel ils sont membres à part entière de ce collectif de lutte quotidienne, de proximité et particulière qui ne pose pas obligatoirement et au départ les questions globales et générales.

Nous pourrions nous poser ce même type de question et sur l’apport de l’éducation populaire vis-à-vis des nouveaux adhérents. Le parcours de l’adhésion au Parti est multiple : transmission familiale, accord avec la théorie ou la philosophie communiste, rupture avec une autre organisation politique, adhésion après une lutte, une réaction par rapport à une colère ou une injustice. Mais la prise d’une carte par une personne en fait un adhérent mais pas à elle seule un communiste ni un militant. Comment accompagner cette évolution par l’accueil, la formation et le soutien. Que l’accueil ne se résume pas à la cérémonie d’une remise de carte, que l’activité militante ne se limite pas à l’affichage ou au tractage, le soutien et la formation pourrait s’appuyer sur le processus et la pédagogie de l’éducation populaire. Durant toute une époque le Parti a fait œuvre d’éducation et pas seulement politique. Pour beaucoup de militant c’est par le Parti qu’ils se ont ouvert au monde, qu’ils ont appris à analyser une situation, à parler et à débattre, se cultiver à coté et avec la formation purement marxiste et de la ligne du Parti.

Aujourd’hui ce capital a été réduit, les écoles du Parti n’existent pratiquement plus et nous n’avons plus cette volonté de porter la connaissance et de développer la capacité de réflexion d’organiser sa pensée et de débattre. Mais cette démarche d’éducation n’est pas une démarche scolaire du maître et de l’apprenant mais bien celle qui relève de l’éducation populaire. Démarche dans laquelle portée par le collectif tous ces apprentissages sont l'occasion de développer ses capacités à vivre en société: confronter ses idées, partager une vie de groupe, s'exprimer en public, écouter, développer son sens critique, bref ouvrir son champ de conscience tout en devenant un citoyen co-constructeur de son environnement.

 Le nouvel adhérent doit avoir le sentiment d’avancer dans sa compréhension de la réalité et de son action, d’apporter au Parti, de participer à son évolution et pas simplement de se sentir une main de plus.

Je propose pour notre congrès 3 axes à mettre en œuvre

  1. Redynamiser et redonner toute sa place à la cellule qui doit rester le socle du Parti par son inscription au plus prés des gens (entreprise ou quartier) par la solidarité humaine entre camarades, par sa position d’écoute des questions du peuple, de sa réactivité et de l’image du Parti qui n’est pas un appareil mais bien un collectif d’hommes et de femmes qui se battent avec et auprès d’eux pour une société plus juste et plus fraternelle

  2. Relancer les écoles du Parti à plusieurs niveaux en ayant deux entrées une formation au marxisme et une formation plus sur des compétences sociales et culturelles

  3. Le rapprochement du Parti vers les collectifs, les associations ou tout autre organisation pour être au plus prés de l’engagement citoyen et partager les dynamiques sociales dans lesquelles se forgent la conscience de classe

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