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Migrations ? un défi du 21eme siècle - Dominique Noguères - 75

Il n’est pas possible aujourd’hui de garder les yeux fermés sur les drames quotidiens que les migrants vivent.
Chaque jour apporte son lot de morts, hommes, femmes, enfants, vieillards qui disparaissent dans  une indifférence quasi générale.
Enfermée dans ses frontières l’Europe ne veut pas voir ces drames et se montre chiche à accueillir ceux qui ont eu la chance de survivre.
Pire encore elle signe un accord honteux de réadmission vers la Turquie sans se préoccuper du sort de ceux qu’elle renvoie.
Et pourtant ce sont les régions proches des zones de conflit qui reçoivent le plus de réfugiés : trois millions d’Irakiens se sont réfugiés dans la zone autonome du Kurdistan, le Liban compte un million et demi de réfugiés, la Turquie deux millions. La liste est longue…
Lorsque l’on considère ces chiffres globaux, la « vague migratoire européenne », qui a sans doute atteint un million de personnes en cette fin d’année 2015, si elle est importante, ne constitue pas un raz de marée, surtout si on la rapporte à la population de l’UE (500 millions d’habitants) !
Les  idées reçues sont fortes comme les manipulations et l’utilisation à des fins politiciennes.
Les régularisations
La manière dont la France gère la régularisation des étrangers est inacceptable. Comment ne pas trouver absurde que l’on demande à un étranger de rester des années en situation irrégulière avant de pouvoir être régularisé ? Les circulaires de ces 20 dernières années ont été révélatrices de cette dérive récurrente. De surcroît les titres de séjour délivrés sont précaires, un an, dans leur grande majorité, le titre de séjour pérenne de 10 ans étant réservé à des situations particulières comme les conjoints de français, etc.
La réforme actuelle du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’asile (CESEDA) n’apporte pas de solutions malgré la volonté de créer un titre de séjour pluriannuel d’une durée modulable selon la catégorie juridique en cause.
 Pour changer de statut il faudra demander une carte d’un an et ce n’est qu’à l’expiration de cette carte qu’il sera possible de prétendre à un titre pluriannuel. Par ailleurs, la préfecture pourra contrôler le droit au séjour et retirer le titre pluriannuel à tout moment.
Ce dispositif complexe ne simplifie pas les démarches administratives d’autant que le passage automatique à la carte de résident en est exclu. La précarité du séjour reste la règle.  
L’asile
Plus de 60 millions de personnes sont déplacées en 2014 dans le monde, soit 42 500 personnes par jour selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Et nous le vivons chaque jour aux frontières de l’Europe. Dans ce contexte, la « forteresse » européenne ne fera qu’augmenter l’hécatombe et ne résoudra rien.
En France, demander l’asile relève du parcours du combattant. La multiplication des textes comme la Convention de Dublin qui oblige le demandeur d’asile à demander la protection dans le pays par lequel il est arrivé et non pas dans le pays de son choix, et la liste des pays dits sûrs établie et mise à jour régulièrement par l’OFPRA mettent de lourdes barrières aux demandes d’asile. Seulement un quart des demandes sont acceptées au sein de l’UE et la France est bonne dernière.
Le sort indigne des migrants en France.
La multiplication des « camps » de migrants » qui sont abandonnés aux bons soins de quelques associations et militants et inadmissible dans un pays de droits.
De Calais au métro La chapelle, du Lycée Jean  Jaurès à Stalingrad à Paris la misère est là, misère physique et morale , l’Etat n’a comme réponse que la répression comme ceux qui viennent d’être évacués vers les centres de rétention à Paris.
La politique actuelle en matière d’immigration n’a pas changée, elle est toujours aussi répressive et elle considère l’étranger comme un perpétuel fraudeur.
De ce fait elle bafoue les droits les plus élémentaires
le non respect des droits de l’Enfant en termes de conditions de vie décentes, de séparation de familles (contestation systématique de  l'état civil, des liens familiaux ou de l’effectivité de la prise en charge par un parent)
•    la non prise en compte de situations de maladies graves en bafouant souvent les avis des médecins des ARS. ( Agence régionale de Santé)
Enfin il faut bien  constater  l’augmentation des expulsions du territoire (d’après Bernard Cazeneuve, elles n’ont jamais été aussi nombreuses depuis 2007), leur augmentation et leur rapidité étant présentées comme un objectif central par le gouvernement.
Et pourtant, il y a des solutions !
Le migrant ne représente pas un coût pour le pays dans lequel il se trouve sauf à le priver de tous ses droits. Le régulariser c’est lui faire payer des impôts, des cotisations sociales, participer à la vie économique et sociale du pays. Le laisser dans la clandestinité ou la précarité du séjour c’est non seulement le mettre en danger mais c’est se rendre complice des prédateurs maffieux et/ou terroristes.
Il faut redonner au droit d’asile sa véritable fonction de protection, cesser de faire la différence entre les migrants économiques et les migrants « politiques », et éviter ainsi de créer deux catégories de migrants. La directive de Dublin doit donc être revue de fond en comble et pas seulement suspendue par l’Allemagne au bénéfice des seuls Syriens.
Il est indispensable de réorienter les crédits des politiques européennes sécuritaires vers des politiques d’accueil et d’intégration, de cesser d’externaliser le contrôle des frontières à des pays peu respectueux du droit, qu’ils soient limitrophes de l’UE ou non.
L’Europe, continent vieillissant, a besoin des migrants. Il faut donc que les immigrés puissent circuler librement. Plus on fermera les frontières, plus ils feront tout pour ne plus repartir par peur de ne plus pouvoir revenir, dans un cercle infernal incessant.
Le droit de migrer est essentiel dans un monde interdépendant comme tous les travaux d’experts et d’économistes et ceux des grandes organisations internationales consacrés aux migrations (OIT, HCR, OCDE…) l’ont rappelé, études à l’appui. Ils soulignent aussi que les politiques migratoires doivent s’attacher à sécuriser les parcours, dans le respect des droits de l’homme, en assurant la fluidité de l’offre et de la demande de main-d’œuvre, dans l’intérêt des pays de départ comme des pays d’accueil. C’est un défi essentiel à relever dans l’intérêt de l’humanité toute entière.
Le Parti Communiste Français doit s’engager pleinement à tous les niveaux pour contribuer à un changement radical de la politique migratoire française
 

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