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La situation politique : mon analyse dans les débats actuels - Henri Malberg - 75

Tout le monde cherche des réponses aux questions que pose la situation actuelle.
Il faut mettre de l’ordre dans notre analyse de la situation.
 

1) Il y a du danger et des bonnes choses. Ca va dans tous les sens. Peut-on débloquer la situation ?

Et y a-t-il un chaînon qui le permet ?

- Le pouvoir socialiste est horrible. Jamais depuis la guerre froide, les risques de guerre nucléaire et les guerres coloniales, il ne s’était tant aligné sur les intérêts de la grande bourgeoisie et éloigné de toute politique de gauche. Le découragement s’est emparé de millions de gens.

- La droite et l’extrême droite constituent une menace réelle. Les dernières élections et la disparition de tout élu de gauche et communiste, dans le nord de la France et dans le midi, montre le danger que cela représente.

- Une lutte d’idées impitoyable se déroule. C’est l’alignement de quasiment tous les médias, pour défendre le système et fermer toute issue progressiste à la crise actuelle.
 

2) Les enjeux sont historiques. Tout ce qui constitue la France progressiste est menacé.

- les acquis historiques qu’on appelle l’exception française

- l’existence même de la gauche

- la tradition française de débat et de lutte politique

- l’affaiblissement du Parti communiste, de la CGT, et l’avenir du journal l’Humanité.

- L’existence même du Parti socialiste et sa transformation en Parti socialo-centriste.

- Le danger est extrême pour 2017. La victoire de la droite ou de l’extrême-droite  aux présidentielles et législatives, et l’affaiblissement pour des années de la représentation du Parti communiste et du Parti socialiste, même dans ses limites actuelles est probable sans une secousse décisive.

C’est la France que nous aimons qui est menacée.
 

3) Contradictoirement…..

 - Il est apparu pour la première fois depuis longtemps, un mouvement social et politique de contestation.

- L’échec de la déchéance de nationalité

- l’affrontement puissant sur la loi travail.

- un million trois cent mille signatures de la pétition contre la loi EL Khomry, sur le net.

-  les grandes manifestations, de jeunes et des travailleurs.

- l’élargissement des prises de position des intellectuels .

Chose inouie, après des semaines de manœuvres du pouvoir et de la CFDT, imperturbables, 71 % des gens dans un sondage, maintiennent leur opposition à la loi travail.

- Il apparaît aussi, l’ébauche d’un Front Politique avec les communistes, une large fraction des socialistes et des verts, de nombreux intellectuels, et un front syndical de tous les mouvements de jeunesse et de la grande majorité des syndicats.

C’est ce que nous visions quand nous avons pris l’initiative du Front de Gauche, hélas, déstabilisé par les prises de positions de Jean Luc Mélenchon.

On peut dire que la recherche de solutions et un mouvement d’initiatives encore éparpillées, s’ébauchent dans le pays.

C’est la majorité du peuple qui pense « que ça ne peut plus durer. »

 

4)Les responsabilités du Parti communiste

Le destin hésite.

A mon sens, il faut inventer. De l’audace, encore de l’audace !

On ne perd à coup sur, que les batailles qu’on a déjà perdues dans sa tête.

Nous avons su, en 1934, avec le Front antifasciste, avec le Front Populaire en 1936, avec le Conseil National de la Résistance en 1943, avec le Programme Commun, malgré son échec après trois ans de résultats positifs, inventer et chercher les clés qui débloquent les situations.

Que faire maintenant, alors qu’à nouveau il semble que l’histoire se cherche ?

D’abord à coup sur être présent sur tous les Fronts de Résistance.

Faire front dans la bataille des idées. Coup pour coup et ne laisser aucun terrain dégarni à la droite et au social-libéralisme.

Développer avec clarté la réponse à la question : pourquoi nous combattons et quelles sont, aux yeux du Parti communiste,  les réponses à la crise de la société, à la crise du capitalisme d’aujourd’hui.

Et allier la perspective dans laquelle nous nous plaçons et l’unité populaire et politique pour avancer avec la très grande majorité du peuple.

L’initiative des primaires reflète la recherche de solutions et d’issue face au pouvoir socialiste et au danger de droite à la présidentielle et aux législatives.

Et ainsi, débloquer la situation. Le pessimisme, l’idée que rien n’est possible est l’arrière plan de la bataille des médias, pour faire accepter la société du désastre, faire prévaloir le chacun pour soi et contre tout, le déni de tout espoir.  C’est le cœur de la guerre des idées.
 

5) Quelle issue dans la perspective des présidentielles et des législatives

Le pire pour nous, qui pourrait sembler de la lucidité, serait de considérer qu’hélas les carottes sont cuites pour 2017 et qu’il faut de quelque façon, préserver l’avenir sans prendre de risques.  C’est à dire considérer que l’horrible triptyque Hollande ou Valls, Juppé ou Sarkozy, et Le Pen, ne peuvent être  dépassés.

Ce serait contribuer à la désolation.

C’est maintenant que nous voulons gagner. Des forces peuvent sortir du marasme, rouvrir un espoir et bousculer la donne des présidentielles et des législatives.

Le tract de la Fédération de Paris – à 100 000 exemplaires – écrit avec beaucoup de panache : « Et si en 2017 on prenait le pouvoir ».

Et dire : « tout dépend de vous qui n’en pouvez plus ». C’est maintenant qu’on peut gagner, si vous sortez de la tristesse et du désespoir.

« En France, quand le peuple sort du bois et s’engage, il gagne toujours. »

L’expérience le prouve et ce fut souvent, à l’initiative politique du Parti communiste .

C’est le sens des choix actuels proposés au Parti :

S’adresser au peuple – l’initiative des 500 000 – et travailler à l’émergence d’un programme, d’un contrat de changement servant de base à une candidature unitaire aux présidentielles et à une primaire ou – j’espère – des millions de gens viendront choisir un candidat ou une candidate sur ce contrat de rupture avec la politique Hollande, Valls, Macron. Et d’opposition à la droite et l’extrême-droite.

Et Mélenchon ?

C’est bien dommage qu’il ne comprenne pas que nous ne sommes plus en 2012. On doit viser, et c’est possible, un rassemblement bien plus large qu’aux présidentielles et législatives il y a 4 ans.

La crise politique est profonde et l’expérience du pouvoir social-libéral interroge les millions et millions d’électeurs, naturellement ceux qui ont voté Front de Gauche, mais aussi, la majorité des électeurs socialistes, et peut-être même des électeurs populaires de Le Pen, qui actuellement émettent des votes de désespoir.

C’est la majorité du peuple qu’il faut viser à rassembler.
 Et on ne peut le faire que par un rassemblement large, un débat profond et en leur demandant leur appui à un candidat. Le meilleur à leurs yeux pour défendre une nouvelle politique.

Faire autrement c’est se résoudre à une candidature de témoignage, aux résultats bien moins importants que ceux que la situation rend possible.
 

Je conclus :

Je conclus en citant Victor Hugo :

« Aucune armée, n’est aussi puissante qu’une idée dont l’heure est venue »

 

 

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