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Les pratiques politiques du PCF ont-elles à voir avec la démocratie et la perception du PCF et de son projet ? Christian Foiret - 45

Je ne vois pour l'instant ni dans le projet de base commune, ni dans les contributions qu'on s’intéresse aux pratiques politiques du (et dans) le PCF. Les pratiques politiques, c'est d'une part une question de démocratie afin que chacun participe réellement à la vie du parti et c'est d'autre part ce qui se voit de l'extérieur.
Le PCF vise l'émancipation humaine et il se veut un outil d'émancipation. L'émancipation, ça commence dans le parti. L'adhérent a des droits, et entre autres le droit à une formation, le droit et le pouvoir de penser et d'intervenir. Cela ne se décrète pas et n'est pas automatique à la signature du bulletin d'adhésion. Il faut que les directions se préoccupent de cela. Et d'abord qu'on applique le principe que tout le monde est capable de faire de la politique. À condition qu'on apprenne à le faire, qu'on travaille les idées, qu'on facilite l'émission d'idées, qu'elles soient en confrontation. Et à condition qu'on fasse appel à l'intelligence collective. Faire de la politique, c'est se mettre « en travail »,sinon on gobe au passage quelques messages sans les comprendre et sans pouvoir les argumenter en situation. Le travail, c'est ce qui permet de prendre pouvoir sur les idées, les concepts. Le parti a des lieux de travail qu'il faut soigner : Les réunions de directions, sections, conseils départementaux, CN.
Les directions du parti sont invitées à s'approprier les connaissances. Les instances du parti à tous niveaux ont besoin d'aller plus loin pour s'approprier la connaissance. La connaissance est un outil de liberté, de pouvoir sur le monde. C'est un défi essentiel pour faire de la politique. Encourageons la lecture des parutions du PCF, organisons des moments de partage de la connaissance puis de retour sur ces travaux. C'est ensemble qu'on apprend le mieux parce que c'est ensemble qu'on se donne les moyens d'agir. Toutes les réunions du parti n'ont pas le même but. Mais les réunions de directions doivent clairement différencier le travail en commun et la prise de décisions.
Constituer une direction d'une instance du parti, c'est inviter des militants à venir travailler les idées, amener sa réflexion et assurer qu'elle sera prise en compte. C'est en retour former les animateurs, ouvrir des espaces de réflexion, mettre le projet politique au cœur des débats. Il sera plus facile de construire ensemble les décisions si les participants ont pu déployer une pensée, s'enrichir de connaissances et avoir le sentiment d'y avoir participer. Ce que pense le militant est une richesse et sa pensée peut évoluer, confrontée à celle des autres, faire avancer le groupe.
Le PCF a besoin de militants qui animent le débat politique. Est ce que cela est inné ou bien est-ce que cela s'apprend ? Un dirigeant du PCF va-t-il dans les médias sans se préparer à ce qu'il va dire ? Anticipe-t-il les arguments des autres ? Pour avoir des chances de faire évoluer la conscience des gens qu'il rencontre, le militant à besoin d'outils de pensée. Où les construit il ? On voit bien que les militants qui sont plus opérationnels sont ceux qui ont construit des pratiques de débat dans leurs pratiques professionnelles ou familiales. Sinon on est dans le vague, l'idéologie dominante prend vite le dessus dans le débat. La formation des communistes est une donnée à envisager, non seulement sous l'angle de la maîtrise du projet, mais aussi sous l'angle de la capacité à pourvoir le faire partager.
Ce qu'on appelle le « rapport introductif », est -il une aide ou empêche-t-il de penser ? Sa systématisation est elle obligatoire ? Je viens à la réunion avec quelques idées, des questions, des colères. Le « rapport », long, me parle d'autre chose, parfois de choses que j'ai déjà lues ou entendues. Je l'écoute, je décroche souvent. Il y a un blanc juste après, c'est normal, je dois faire un « pont » dans ma tête. Je me dis, parfois, que mes idées ne sont pas les bonnes. Souvent pour me tirer de cette mauvaise passe, je raconte mon vécu, ça me rassure. Et la
réunion passe trop de temps à étaler le vécu de chacun.
Une réunion de direction doit être préparée. L'ordre du jour, assez détaillé, doit solliciter, en amont, la réflexion des participants avec une lecture ou une info à présenter. Le début de la réunion devrait présenter l'enjeu collectif. Peut-être aussi parfois, recueillir les attentes, les représentations des participants. Cela s'encadre. L'animation dirige la réflexion des communistes, endigue les digressions, fait le point sur l'objectif, mesure le temps de parole. La menée de ce type de réunion s'apprend. On s'y forme. Les réunions de direction sont des lieux de construction d'en commun, d'idées maitrisées ensemble. Peu à peu les constats et les discours sur le « vécu » cèderont le pas. S'il n'y a pas cette inflexion, c'est toujours la porte au ralliement à des positions énoncés dès le départ et n'ont que moindre valeur parce que subies. Est-ce que la défection aux réunions n'a pas à voir avec le fonctionnement même de nos réunions de directions ? C'est au cours de la réunion que des apports peuvent se faire, au moment où les pensées individuelles et la pensée collective convergent. Des réunions ont besoin de communication. Un rapport peut être utile parce qu'il met tout le monde au même niveau d'information. Donc toutes les réunions n'ont pas la même forme.
La communication des communistes, le militantisme, le rapport aux citoyens : accompagner les gens dans la transformation de leur vision de la société. Toutes les formes et les supports de communication n'ont pas la même fonction et le même but. Mais tous tentent de faire évoluer la réflexion de ceux et celles à qui elles s'adressent. Améliorer les formes de communication, contribuer à ce que les militants s'en approprient de nouvelles formes , c'est l'objet d'un chantier collectif pour lequel il faut former, échanger des expériences, innover. Des citoyens nous disent que maintenant la forme papier pour convaincre est dépassée. Les militants ont besoin qu'on les épaule dans ce domaine. La forme papier reste sans doute pertinente pour diffuser des informations à certains publics. Les parutions « papier » peuvent concourir à des objectifs différents et s’adresser à des objectifs divers. On nous reproche nos tracts « tartines », illisibles car trop fouillis. Ils avaient leur utilité à une autre époque où le discours politique plus simpliste pouvait fonctionner. La bataille idéologique a pris une autre tournure. Il faut démontrer, être plus précis, savoir interpeller, trouver la relation entre la formule et l'idée qui touche. On voit bien cela avec les tweet, les pancartes des manifs. Comment élever la qualité de production des communistes pour être au niveau de l'attention des gens et particulièrement des jeunes ? Le parti doit se doter de structures qui du CN aux sections mettent les militants en situation de maîtriser ces enjeux. Fini le temps où les communistes avaient UN discours, « celui qui triompherait un jour », avec le sentiment d'avoir raison toujours. C'est, aujourd'hui, ce qui agace. Dans le militantisme, l'heure est à privilégier notre capacité à accueillir les idées des autres pour en comprendre le fonctionnement, pour exposer une autre vision du monde à partir des problèmes rencontrés. Les modèles idéologiques de références ont explosé. Il faut donc argumenter, donner à voir le Communisme comme mouvement émancipateur où le citoyen et le collectif sont bien ceux qui font la société. À ce titre, le PCF sera un outil pour comprendre, agir, s'émanciper.
Alors les pratiques politiques : rien à voir avec la question d'un parti communiste de nouvelle génération ? Trop tabous pour qu'on en cause ? Je ne crois pas à la baguette magique qui va tout changer d'un seul coup. Mais si on parle de changer la société et de visée émancipatrice pour les humains, alors les communistes doivent donner à voir dans leur parti et dans leurs actes militants ce qu'ils ont écrit dans leur projet

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