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Débat n°5 : quelles pratiques militantes pour améliorer notre action ?

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L'HUMANITÉ - Défense et développement : une action de communiste à part entière ! Olivier Christol - 76

Nous sommes dans la préparation de notre 37ème congrès, un congrès qui doit compter dans la vie politique française, voire européenne, qui doit aussi compter pour tous ceux qui œuvrent à la mise en place d’une véritable alternative progressiste au libéralisme, et n’ayons pas peur du mot, au capitalisme.

 

La première partie de nos débats porte sur l’élaboration d’un «projet politique, un texte fort et lisible ». Celui-ci doit bien évidemment partir de la situation politique dans laquelle nous sommes. Situation marquée par l’ensemble des mauvais coups portés par le Président de la République et le Gouvernement, mis en place par le peuple de gauche en 2012, sous le regard complice du MEDEF, de la droite et de l’extrême droite.

 

Cette situation est aussi caractérisée par un recul global des luttes, une sorte de résignation, de fatalité, « de toute manière on n’y peut rien … » lié à une omniprésence médiatique des tenants de l’ordre établi.

« Dans une société « moderne », il doit y avoir des riches qui le sont toujours plus et tant pis s’il y a de plus en plus de pauvres … ! », telle pourrait être la philosophie de l’actuelle classe dirigeante, issue de l’ENA ou d’école équivalente.

C’est en tout cas, ce que l’on tente de nous faire croire ou comprendre à longueur d’antenne et dans les colonnes des journaux.

Et il est vrai que sur cet aspect des choses, nous - le mouvement social, les animateurs du mouvement de transformation de la société - avons perdu la bataille idéologique.

 

Un journal, cependant, n’est pas le vecteur de cette idéologie dominante, c’est l’HUMANITÉ, que ce soit la Quotidienne ou le magazine du Dimanche.

 

Chaque jour, les média nous assènent l’idée que les caisses de l’Etat sont vides, qu’il faut que les entreprises soient aidées par l’Etat afin qu’elles soient toujours plus compétitives, pour mieux répondre aux demandes du marché (tant national qu’international, européen notamment), que les personnes ou groupe de personnes qui se plaignent de cette situation (salariés, agriculteurs, retraités, …) jouent contre notre pays.

 

C’est d’ailleurs à partir de telles considérations, les attentats de 2015 n’étant qu’un prétexte certes tombant à pic, que le Gouvernement met en place l’Etat d’urgence.

Cela doit lui permettre de réprimer la volonté populaire de s’exprimer.

Par cette voie, il tente de limiter, avec des méthodes d’un âge que l’on croyait révolu, l’expression d’un fort mécontentement.

Pour preuve, « Air France » il y a quelques mois ou encore la condamnation à de la prison ferme pour les « 8 de Good Year » il ya quelques semaines, pour avoir défendu leur entreprise et leurs emplois.

C’est encore dans cette logique que l’on assiste aujourd’hui à une casse en règle du Code du Travail, résultat de nombreuses luttes depuis 70 ans et qui constitue un ensemble de points d’appui pour les salariés pour se défendre.

 

Dans cette situation, l’HUMANITÉ, la voix dissonante du reste de la presse, doit être réduite à sa plus simple expression, à défaut de la faire taire.

 

Certes on n’assiste pas à une simple interdiction, trop visible, comme cela a déjà eut lieu dans un passé que l‘on croyait révolu, mais bien en la frappant au point sensible : ses finances.

En effet, les banques se font de plus en plus « tirer l’oreille » pour prêter des fonds, les fournisseurs veulent être payés immédiatement … Une situation fort préoccupante.

Mais, si l’Huma ne serait plus rien sans notre parti, le parti serait en grande difficulté sans « notre Huma ».

 

Aujourd’hui, si notre presse continue d’exister, c’est grâce à une mobilisation populaire extraordinaire, au travers de souscriptions.

Les lecteurs, mais aussi toutes les personnes qui veulent un véritable pluralisme, se sont mobilisés.

 

Il faut aussi bien voir combien l’HUMA est utile aux militants du parti comme plus largement à l’ensemble du mouvement social, notamment des militants syndicaux.

 

L’exemple de la loi sur le travail qui va être publiée d’ici quelques jours, avec la publication intégrale et commentée du rapport Badinter qui en est la « substantifique moëlle », l’inspirateur, montre combien notre journal peut être utile.

Plus loin dans le passé, l’Huma a dévoilé notamment le texte du Traité pour une Constitution Européenne en 2005, amenant un rejet de ce texte, le texte sur le grand Marché Transatlantique ou encore la Loi MACRON.

A ces textes publiés dans leur version intégrale, il y a aussi tous les dossiers sur les sujets que l’actualité a mis sur le devant de la scène.

 

Comme communiste, quelque soient nos responsabilités dans le parti ou quelques soient notre secteur d’activité, chacun peut mesurer l’apport indispensable et particulièrement utile à notre militantisme. Et cette remarque peut également être faite pour le milieu syndical.

 

Cette question de la défense de notre presse, mais aussi son développement, doivent être des sujets, des préoccupations majeures dans la préparation de notre congrès et pourquoi pas l’un des point de l’ordre du jour, même si, comme le souligne Christian THEMELIN (09) dans sa contribution, l’Huma n’est plus l’organe officielle du parti.

 

Penchons-nous et réagissons sérieusement sur celle-ci avant qu’il ne soit trop tard.

 

Développer notre presse doit aller beaucoup plus loin que la seule souscription, aussi importante soit-elle, mais c’est bien l’augmentation du nombre de lecteurs sous toutes ses formes (abonnement postal ou au portage, en kiosque, version papier, version numérique …) qu’il convient d’initier ou de fortement renforcer.

Il y a, en effet, déjà chez les communistes, un nombre de lecteurs potentiels à trouver, comme on peut le remarquer à chaque réunion des instances du parti, conférences de sections ou fédérales, voire congrès … Au delà, dans chaque réunion, gardons une place à la question de l’Huma, de sa diffusion.

 

Oui, tout doit être mis en place et la préparation du congrès est un moment privilégié, pour faire de l’outil indispensable qu’est l’HUMA une question à part entière de notre activité.

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