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Autocritique - Réflexion sur la situation actuelle - Jean-Michel Gama - 91

Autocritique – Réflexion sur la situation politique

Nous faisons le constat suivant. Dans notre société, il y a un recul de nos idées communistes, exprimées par notre parti, sur les points fondamentaux : l’égalité, la fraternité, la laïcité,… et bientôt la liberté (avec le récent projet de modification de la Constitution). Cela se produit alors que la réflexion collective de notre parti dans les différents domaines (institutions, culture, économie, écologie, recherche, industrie, protection sociale, etc…Voir notamment la « Revue de projet » et les diverses publications spécialisées) n’a jamais été aussi active.

Comprendre ce phénomène attristant nécessite une critique de notre action politique en observant ses contradictions (Commencer à balayer devant sa porte !).

Côté positif :

- Nous avons agi avec persévérance pour créer un rassemblement large de nos concitoyens, capable d’obtenir un rapport de forces favorable en face de l’oligarchie financière et économique du capitalisme « libéral » et de ses relais politiques,
- Nous avons agi pour que ce rassemblement de gauche se fasse sur des bases progressistes solides, nécessaires pour construire une société plus humaine. Sur ce point, nous avons eu et nous avons toujours de grosses difficultés avec nos
différents alliés dans ce rassemblement.

Côté négatif :

- Notre volonté de rassemblement, pour éviter de heurter trop nos alliés, nous a conduits à affadir l’expression publique de nos propositions sur de nombreux problèmes de fond. Ainsi, par glissements successifs, nous avons été acculés à combattre sur la défensive et sur le terrain idéologique de l’adversaire.
- Notre volonté de battre électoralement les forces de droite nous a conduits à choisir la politique du moindre mal pour notre peuple. L’inconvénient est que ce faisant nous avons appuyé les forces de gauche les plus molles, pour ne pas dire
plus, dans la lutte contre le pouvoir économique dominant.

Le résultat est que l’expression publique de notre politique est devenue de moins en moins compréhensible et que notre influence dans notre peuple s’est progressivement réduite. Des sympathisants, des adhérents et même des militants (je pense à l’ouvrier de l’usine KODAK de Vincennes à qui j’ai remis mon adhésion au PCF en décembre 1967) nous ont dit :
« Nous ne comprenons plus la politique du parti … ». Nos résultats électoraux ont suivi la même pente descendante.

En conséquence, nos adversaires de classe (qui, eux, ne se trompent pas en nous considérant comme leur « ennemi » principal) ont tout fait pour étouffer l’expression de nos propositions communistes dans les moyens d’information (presse écrite, radios, télévisions et internet) avec la meute de leurs « chiens de garde ». Ils développent inlassablement leur idéologie basée sur la prééminence du « marché libre et non faussé » et de l’individualisme en répétant que cette société de jungle est le modèle indépassable pour l’humanité avec le slogan : « Il n’y a pas d’alternative. » ( en anglais : TINA = There Is No Alternative ).

Depuis le début du combat pour élaborer un programme commun réellement transformateur dans les années 1970 jusqu’aux luttes pour créer le Front de Gauche actuel, l’histoire des cinquante dernières années fournit de nombreux exemples de nos difficultés à surmonter ces contradictions : rassembler suffisamment large pour être forts et développer une expression publique claire et forte de nos propositions.

Comme j’ai participé à cette longue série d’actions depuis 1967, notamment en conduisant une liste d’Union de Gauche présentée par le seul PCF – les autres organisations politiques étant inexistantes – à l’élection municipale de 1971 à Ormesson/Marne dans le Val de Marne (et à l’époque, ce n’était pas encore la mode !), j’ai intitulé ce papier « Autocritique ».

Que faire ?

Pour l’avenir, une préoccupation constante me semble devoir être : avec les moyens dont nous disposons – faibles par rapport à ceux de nos adversaires – nous efforcer de faire connaître le plus largement possible nos propositions, sans affadir leur expression. Du point de vue pratique, nous devons continuer ces actions en saisissant les occasions offertes par
les difficultés rencontrées par nos concitoyens dans les différents domaines : emploi, logement, santé, transports, …

 

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