Les congrès du PCF

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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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Organisation du PCF à l’étranger par Charlotte Balavoine, Céline Clément,, Jean Malik Lemaire, Laetitia Suchecki

1. Attendus

Tout d'abord il faut souligner que la nécessité d’organiser le PCF à l’étranger a été mise en avant lors des élections législatives de juin 2012 dans les 11 circonscriptions des Français établis hors de France, et y a été portée par l’ensemble des candidats et candidates issus du PCF, candidats et candidates pour le FDG.

Lors du printemps érable de nombreux français et franco-canadiens ont pris position dans le conflit étudiant soit, parce qu’ils étudiaient au Québec, qu’ils sont citoyens Canadiens, qu’ils enseignent dans les universités québécoises, qu’ils travaillent au Québec.

D’autres éléments conduisent à faire cette proposition :

  1. La sociologie de l’immigration française a profondément été modifiée ces dernières années notamment en Europe (de nombreux étudiants, mais également des mobilités pour trouver un emploi…).

  2. L’argument ayant forgé la ligne du Parti depuis les années 70 consiste à i) dire aux camarades d’autres organisations lorsqu’ils viennent en France de militer au sein du PCF et ii) aux membres du PCF à l’étranger de militer au sein des organisations sœurs sans organiser le PCF à l’étranger est devenu obsolète. En effet, d’une part toutes les organisations sont aujourd’hui structurées en France (PCP, PCE, PC Vietnamien, AKEL de Chypre, Voie démocratique marocaine, partis d’Afrique de l’Ouest, TKP…). D’autre part, dans nombre de pays les organisations « sœurs » sont difficiles à déterminer, soit parce que plusieurs sont présentes, soient parce qu’elles sont inexistantes. De plus, certains pays interdisent aux ressortissants étrangers qui y sont installés d’intervenir dans la vie politique nationale, et donc de militer au sein d’un parti politique. A contrario TOUTES les organisations politiques sont structurée à l’étranger, et pour ne citer que les françaises il y a : l’UMP, PS, les centristes le FN qui essaye difficilement de monter un truc, le PG, la FASE, et dans certains pays le NPA et LO

  3. Des problématiques communes aux français immigrés ont émergés : accès à la sécurité sociale et à l’éducation, questions liées aux bourses pour les étudiants, reconnaissance des diplômes, difficultés de retour en France, y compris parce que l’union avec un conjoint de même sexe n’y est pas reconnue…

  4. En outre, il y a nécessité de suivre les adhérents et adhérentes pour ne pas perdre le lien avec eux et leur permettre de continuer leur activité d’une manière ou d’une autre, afin qu’ils continuent leur engagement lorsqu’ils reviennent en France. De plus, les adhérents établis à l’étranger ne peuvent pas (ou avec de grande difficultés) participer aux consultations internes du PCF, alors qu’ils sont pourtant à jour de leur cotisation et souhaitent pouvoir participer aux choix de notre organisation. Ils ne peuvent apporter que difficilement leurs compétences spécifiques de part leurs fonctions ou leurs lieux de vie (p.ex sur les thématiques de recherche et d’enseignement supérieur, d’immigration, de politique internationale, etc.)

  5. Les organisations des différents pays sont demandeuses d’avoir des liens réguliers avec notre organisation comme ils en ont avec les autres sections étrangères des différents partis. Les militants communistes installés à l’étranger sont donc des relais à ne pas négliger dans le contact avec nos organisations sœurs, et un appui dans l’analyse portée par notre organisation sur la situation politique internationale. Vivant au quotidien dans ces pays, ils peuvent nourrir et enrichir le regard porté par le PCF sur les situations politiques qui s’y déroulent.

  6. Il y a à présent des élections pour les français établis hors de France, donc un électorat et des militants, ce qui implique une nécessité de faire campagne sur ce terrain également (on pense évidemment aux législatives mais aussi aux présidentielles et européennes, à l’assemblée des Français de l’Etranger, et aux différentes élections ou les français de l’étrangers votent à l’ambassade de leur pays d’accueil). Les élections

 

2. La forme d’une structure pour les français de l’étranger

Cette structure doit être souple afin de permettre aux camarades qui le désirent de garder un lien avec leur fédé d’origine et/ou de militer également dans une organisation de leur pays d’accueil. Pour cela l’organisation à l’étranger doit s’axer autour de deux axes :

  • problématiques liées aux français de t’étranger

  • solidarité internationale (participation aux manifestations, organisation de conférences, formations, représentations auprès des autres organisations.

Cette activité devra être compatible avec l'interdiction faite aux étrangers, dans certains pays, de s'ingérer dans les affaires du pays/ des organisations nationales.

Dans un premier temps pour répondre à cette urgence politique, l’organisation des français des l’étranger doit se doter d’un groupe de travail (par exemple constituer des différents référents dans les pays tiers) permettant d’avancer sur les différentes problématiques (en particulier celle de la question de l’affiliation des adhérents au sein de cellules à l’étranger) et permettre un échange de vues sur les activités menées.

Un référent au niveau national doit également être nommé afin de faire vivre le groupe de travail, permettre de mettre en lien les adhérents qui émigrent avec les responsables des différents pays ou le PCF se structure, permettre un bilan régulier des activités menées à l’étranger et le cas échéant permettre de faire remonter au département international les différentes analyses faites sur la situation des pays tiers.

Le référent aura donc une responsabilité à cheval entre l’international et l’organisation (suivi et mise en réseau des adhérents). Le secteur international intégrera le lien avec la structuration du PCF à l’étranger et les relais locaux qui s’y trouvent dans son travail et son analyse internationale.

Le cas échéant les sections à l’étranger pourront envoyer des contributions pour les grands moments nationaux (conférences, congrès…). L’idée de déléguer à ces échéances devra être évaluée selon la structuration dans les pays concernés.

 

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