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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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Chaque semaine, un point sur les initiatives et les débats en lien avec le congrès.

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Communisme pour changer le monde - Discours de Pierre Laurent

Discours de Pierre Laurent lors du meeting "Communisme pour changer le monde" le 26 janvier 2013 à Bordeaux. Dernière initiative nationale de préparation du 36e congrès du PCF.

 

Seul le prononcé fait foi

 

Chers amis, chers camarades,

« Communisme pour changer le monde », notre meeting porte un titre ambitieux, pourquoi cette ambition ?

Oui, pourquoi ce choix à dix jours d'un Congrès de notre Parti qui aura tant d'urgences politiques à traiter, tant d'actualités sur lesquelles se prononcer ? S'agirait-il d'un rituel qui nous oblige à « honorer » le communisme à quelques jours de notre congrès ? S'agirait-il d'une lubie totalement déconnectée des réalités immédiates ?

Non, sûrement pas. Ce thème est un choix assumé, parce que, comme je l'ai dit en lançant les initiatives préparatoires à notre Congrès, nous avons la responsabilité, et nous sommes engagés dans cette voie, d'ouvrir la voie à un communisme de nouvelle génération, une pensée et une action profondément renouvelées pour construire les chemins inédits de l'émancipation humaine au XXIe siècle.

Notre meeting de cet après-midi achève la série d'initiatives publiques que nous avons organisées dans le cadre de la préparation de notre 36e Congrès. Chaque événement a été un moment, public, d'approfondissement de notre débat de Congrès.

Le 10 novembre, nous avons réuni plusieurs centaines de nouveaux adhérents du parti, de tous âges et de tous milieux, pour échanger à bâtons rompus sur le sens de notre engagement, le sens de leur engagement aujourd'hui au Parti communiste, et les ambitions que nous avons pour le développement de notre parti, pour le développement du Front de gauche, pour la France, pour l'Europe dans un monde que nous voulons de paix, de progrès partagé et de solidarité. Ce rendez-vous, je dois le dire, nous a – toutes et tous – remplis de fierté et de bonheur. Je le dis sans modestie pour cette nouvelle « génération » que nous formons ensemble : il y a beaucoup d'énergie, de fraternité, de pertinence et d'audace en nous.

Cette première initiative a été suivie, le 24 novembre à Lille, d'une journée de tables-rondes pour la relance urgence et la transformation profonde de la France. Nous y avons souligné combien – pour donner de nouvelles bases productives à la France, des bases durables, capables de nous projeter dans ce XXIe siècle – industrie et écologie sont désormais solidaires, et combien c'est ce dont la France a besoin pour son développement et pour contribuer au co-développement en Europe et dans le monde.

Le 15 décembre à Marseille, à l'issue d'une journée d'échange sur le thème de la République, j'ai souligné – pardonnez-moi de me citer – combien dans ce monde, dans cette société où chacun est renvoyé à lui-même, au sentiment d'impuissance et d'insécurité, où les dominations, les humiliations, les spoliations s'additionnent pour entraver l'humanité entière ; oui, combien la refondation démocratique de la République, la reconquête citoyenne de tous les pouvoirs est devenue une clé de la transformation de la France, de l'Europe et du monde.

Oui, nous avons tiré, en posant ces jalons, un fil conducteur qui place la force du partage au coeur de notre projet transformateur. « Ce que nous nommons communisme, dit le texte de notre Congrès, c'est bien l'incessant mouvement démocratique d'appropriation citoyenne et de partage, par toutes et tous, de tous les avoirs, autrement dit les richesses, de tous les avoirs, de tous les pouvoirs, qui enverra peu à peu l'ancien régime du capitalisme aux oubliettes et fera grandir l'humain partout et dans l'humanité tout entière. »

nous avons une très grande responsabilité. Un quart de siècle après la chute du mur de Berlin, au cœur d'une crise historique du capitalisme, d'une mondialisation qui bouleverse les rapports humains, face à des enjeux écologiques, démographiques, scientifiques et technologiques, éthiques, territoriaux totalement inédits, à l'aube d'un nouveau siècle qui ne pourra échapper aux questionnements sur l'invention d'un nouveau type de développement humain, dans une France et une Europe qui risquent dans ces bouleversements des régressions majeures de leurs modèles sociaux. Oui, dans ce moment inédit de notre histoire contemporaine, où le sens même de l'activité humaine est interrogé, tout est à repenser.

Ceux qui n'oseront pas penser audacieusement l'avenir sont condamnés. Nous luttons pour un nouveau monde. Certains n'y voient que de vieilles rengaines. Ce sont eux qui ne comprennent rien et nous mènent dans le mur.

Le 36e Congrès de notre Parti qui va se tenir du 7 au 10 février veut envoyer un signal d'espoir, un signal d'avenir. Nous voulons, dans ce moment que chacun sent si important pour notre pays, être utiles à notre peuple, à la gauche, à la France, à l'Europe et au monde. Près de mille congressistes travailleront ainsi sous le regard attentif de plus de 500 invités français et internationaux.

*

Les divisions, les dominations, le système actuel de compétition et d'exploitation, produisent de tels ravages et de telles souffrances, la violence morale, matérielle, de la société capitaliste est telle que l'humanité se trouve à la croisée des chemins.

L'expression est souvent galvaudée mais je la crois tout à fait pertinente. Soit l'humanité reste entravée dans son développement par cette logique et renonce non seulement à progresser mais risque même de renoncer à des pans entiers d'elle-même, soit elle rassemble ses forces et entreprend une émancipation radicales des sociétés.

Et ce combat est âpre. Nous vivons dans la civilisation du marché, dans la civilisation du consommable. Nous vivons dans la civilisation du gâchis permanent, du temps raccourci, du temps qui manque pour réfléchir, échanger, agir, aimer. Nous vivons dans un monde de peurs, de défiance et d'abaissement de la personne humaine alors que, dans le même temps, les possibilités de partage, partage des savoirs, des ressources, des richesses, les potentiels de nouveaux modes de production et les possibilités de coopération et de solidarité sont exponentiels, et surtout, de plus plus ardemment désirés par les 7 milliards d'êtres humains qui peuplent la planète.

Le dépassement des logiques capitalistes est à l'ordre du jour et c'est ce qui explique la violence des forces qui s'y refusent. « Il y a toujours un rêve qui veille » disait Aragon, et cela leur est insupportable.

Oui, il y a toujours un rêve qui veille. Tous les jours, aux quatre coins du monde, des femmes, des hommes, de toute génération, se lèvent pour résister aux injustices, se dresser contre l'ordre des privilèges et mener le combat pour une vie meilleure pour tous.

Bien sûr, chacun voit bien combien ces efforts sont encore dispersés, éparpillés, mais chacun mesure, aussi, à quel point les convergences deviennent urgentes. Qu'importe le nom que chacun lui donne. Nous nommons ce mouvement nécessaire communisme. D'autres non. Mais les racines d'une société de mise en commun poussent partout.

Un communisme de nouvelle génération peut venir des énergies transformatrices qui travaillent un peu partout sur la planète.

*

Nous avions décidé en octobre d'organiser ce meeting et d'y parler du communisme.

À sa manière, et bien involontaire, Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, a ressenti le besoin de nous donner un étrange coup de pouce.

Dans le JDD du 11 janvier, alors que les ouvriers d'Arcelor-Mittal à Florange viennent à peine d'être lâchés par le gouvernement, voilà que mon collègue sénateur m'interpelle en ces termes : « Pierre Laurent doit se rendre compte que nous sommes au XXIe siècle. Le communisme, cest terminé. Les nationalisations, cest terminé. On ne peut pas remettre léconomie française sur pied avec de vieilles lunes. »

En réalité, en voilà bien une, de vieille lune, qui consiste ainsi à disqualifier toute tentative d'apporter des réponses nouvelles à la crise majeure que nous connaissons. Si les vieilles recettes auxquelles JM Baylet invite la gauche à s'accrocher étaient capables de remettre sur pied l'économie française, et pour le coup la sidérurgie française, ça se saurait.

Oui, il est urgent d'explorer de nouveaux chemins, et c'est bien ce qui ne va pas avec la politique gouvernementale actuelle.

Oui, ce qui ne va pas, c'est cette insistance à taxer d'irréalisme toute tentative de sortir des sentiers battus et rebattus de l'échec des logiques libérales et social-libérales.

Ce qui ne va pas c'est cet air de renoncement permanent qui sonne sur tous les sujets comme du défaitisme. Et qui faute d'inventer les solutions de gauche nécessaires finit toujours par faire la part belle à la finance et aux solutions du passé des forces de l'argent et du Medef.

On nous dit : « Arrêtez de vous opposer, vous allez faire échouer le gouvernement ». Moi je dis : « Arrêtez de ne pas innover, de ne pas oser, de ne pas entreprendre, sinon vous irez à l'échec. »

Ce qu'Eliane et André, qui président les groupes parlementaires communistes, républicains et Front de gauche à l'Assemblée nationale et au Sénat, viennent de nous dire en ait la démonstration. Et d'ailleurs je veux rendre hommage à leur action et à celle de nos parlementaires, à nos élus dans toutes les assemblées. Ils sont force de propositions, force d'initiative. Ils répondent toujours présents aux salariés et aux citoyens, ils sont à leur écoute, à leur disposition, ils travaillent des propositions de loi avec eux, et chaque geste qui peut être fait pour changer la donne, elles et ils le font.

La gauche a besoin de confrontation d'idées, de projets, de solutions. N'ayons pas peur des débats, des idées nouvelles et dérangeantes. Si nous remettons à d'incertains jours meilleurs toute tentative de changement, d'innovation et de transformation, le changement ne viendra jamais. Si nous disons aux citoyens, aux salariés, à ceux qui ne peuvent plus attendre : « Attendez », au lieu de leur dire : « Allons-y », le changement ne viendra jamais.

Ce renoncement, cette façon d'affirmer sans appel qu'il y a pas d'alternative à la situation présente ou aux choix faits pour l'heure par le gouvernement, ça, c'est du défaitisme. Et ça, en ce XXIe siècle précisément, le devoir et le rôle de la gauche dans toute sa diversité c'est de le combattre, de réinventer les chemins d'un progrès humain durable. Et, pour cela, d'apporter des solutions fondatrices, de parier sur les intelligences, de travailler à l'union, toujours l'union et encore l'union de celles et de ceux, qui en se réappropriant le politique, décideront ensemble, des choix politiques nouveaux à faire.

En somme, pour nous, les communistes, la démocratie cela a un sens, cela a du sens. Toute transformation sociale qui réponde aux attentes et aux besoins populaires ne trouve de chance d'aboutir que lorsque le peuple tient les rênes.

*

Voilà pourquoi, non nous ne croyons absolument pas que l'accord signé entre le Medef et trois organisations syndicales soit une bonne chose.

Non seulement parce que ces dispositions font reculer les droits sociaux et la protection des salariés au lieu de les faire progresser.

Voilà par exemple ce que cet accord contient : le refus de mobilité interne entraînerait désormais un licenciement pour motif individuel ; le refus des plans emplois compétitivité, chers au Medef, le licenciement pour « motif économique individuel » ! Et puis, cet accord invente le « CDI intermittent » qui permettra à l'employeur de décider des périodes de travail et des périodes non travaillées, cela au mépris de la vie des salariés.

Nous ne croyons pas au prétendu donnant-donnant ou « gagnant-gagnant » comme disent certains : faciliter les licenciements fera des emplois demain. La compétitivité est une machine à tirer vers le bas. Il faut changer de logique.

Mais surtout ce type d'accord tourne le dos à l'ambition de civilisation à laquelle il faudrait s'atteler et qui consisterait à libérer le travail de la dictature des critères financiers.

Avec la sécurité sociale professionnelle, c'est le progrès de l'humanité qui est à l'ordre du jour pour mettre fin aux pouvoirs abusif des actionnaires, pour mettre fin au dumping social et construire l'Europe sociale et un nouvel âge des droits sociaux mondiaux. À l'heure de la mondialisation, il faut une révolution mondiale des droits sociaux, une Organisation internationale du travail (OIT) du XXIe siècle qui ait de réels pouvoirs. On parle toujours de guerre, d'affaires militaires au Conseil de sécurité de l'ONU. Et si on y parlait, enfin, droits sociaux et développement ?

Voilà pourquoi, nous posons cette question : et si le travail n'était plus traité comme une marchandise, mais la mise en partage des intelligences créatrices de l'humanité pour résoudre les immenses problèmes de la planète ?

On nous dit « Lubie ! » Je réponds: «  Comment allez-vous résoudre en quelques décennies les immenses défis de la transition énergétique, si seul le marché règne ? Avec les droits à polluer ? Avec des marchés de matière première de plus en plus dérégulés ? Avec la privatisation de tous les services publics ? Moi je dis, voilà l'irresponsabilité !

Ce sont ceux qui parlent de biens communs, biens publics, de services publics, de travail libéré des critères de l'argent et des normes d'évaluation comptable, qui parlent avec réalisme et sérieux de l'avenir.

Voilà pourquoi – au fond pour les mêmes raisons – nous nous inquiétons de la guerre entreprise au Mali. Non pas que nous ne comprenions pas l'appel à l'aide de nos amis maliens devant la menace djihadiste. Et de ce point de vue, à la question : « Fallait-il aider les Maliens, qui le demandaient, à stopper immédiatement leur offensive armée », notre réponse est « oui ». Mais en revanche, nous le disons tout aussi clairement, une intervention militaire, et encore moins une guerre, ne sera jamais en mesure de régler les immenses et complexes problèmes posés par la reconstruction du Mali, la sécurité dans la région du Sahel, l'isolement des groupes d'islamistes et leurs actions terroristes. Et c'est sur ce terrain-là que nous attendions une gauche ambitieuse, désireuse de changer le monde.

Voilà pourquoi, nous dénonçons toutes les formes actuelles de concentration des pouvoirs, quand la révolution informationnelle permettrait la mise en réseau de tous, quand la démocratie serait le gage du partage et de la solidarité. La présidentialisation en France, les traités austéritaires en Europe, l'OTAN au service du seul intérêt de quelques puissances occidentales capitalistes, le G8 ou le G20 comme directoire du monde, voilà ce qui ne va pas.

Nous voulons la 6e République de tous pour tous, l'Europe sociale et solidaire respectant les peuples, leur souveraineté, leurs aspirations démocratiques, nous voulons la dissolution de l'OTAN et du G8 pour aller vers un multilatéralisme incluant tous les pays dans la définition d'une mondialisation de progrès humain durable.

Voilà pourquoi, notre engagement communiste est ancré dans le quotidien pour inventer chaque fois qu'il est possible, partout où c'est possible, un chemin de justice et de coopération en lieu et place de la logique de concurrence, de compétition, de domination et de guerre. Voilà pourquoi notre engagement est de la même façon inscrit dans la longue durée du processus qui conduira à la libération progressive mais certainement nécessaire des sociétés humaines.

Notre action n'est pas un rêve vain. Elle est un levier dont le monde a besoin pour agir avec espoir et créativité aux transformations immédiates de notre société.

*

Je dis à toutes celles et à tous ceux qui nous rejoignent. Soyez fiers de votre choix et ne vous laissez pas impressionnés.

C'est toujours dans le feu de l'action, dans la braise de l'actualité et du combat de classes, que se forge l'engagement communiste. Et ces braises, à nouveau, sont incandescentes.

Notre parti est le creuset de mille et un parcours singuliers. Et dans une société dont la logique est le formatage, le calibrage des individus, le dirigisme, l'autoritarisme, l'egocentrisme, s'assigner pour ambition l'émancipation de tous par l'épanouissement de chacun, est non seulement profondément subversif mais aussi prodigieusement porteur d'avenir.

Oui, il est possible d'être soi, pleinement soi et de s'inscrire dans une visée commune où l'intérêt général n'est pas fondé sur « un minimum nécessaire » mais sur le principe que le meilleur est partager.

Ce que peuvent nous apprendre les expériences socialistes, communistes, ou prétendues telles, du siècle passé et dont la chute du mur de Berlin marque la fin, c'est que la transformation sociale est illusoire, elle est même impossible, dès lors que l'individu est nié et réduit à la taille d'un atome qui subit la société plutôt que d'en être un acteur en pleine possession de ses droits, de ses facultés, de ses libertés.

Je veux être clair. Les drames qui au cours du XXe siècle ont durablement affecté le projet communiste, le stalinisme, et ses millions de victimes, et l'échec profond du système soviétique, ont grevé la crédibilité du communisme, durablement. Dans notre pays, les énergies communistes s'en étaient trouvées divisées, dispersées. Il a fallu repenser et rassembler.

Ce travail a pris du temps. Il a dû être mené dans une période de lutte de classes intense, d'affaiblissement de notre parti provoqué par les transformations de la société française elle-même, la désindustrialisation en premier lieu. Mais aujourd'hui, le travail accompli est un bien précieux pour penser de façon renouvelée l'action communiste pour transformer le réel. Et la route a repris, résolument tournée vers le XXIe siècle.

Chers amis, chers camarades,

Je crois que notre Congrès devra lancer deux appels majeurs.

Le premier pour dire que « l'alternative à l'austérité, c'est possible ». jamais nous ne laisserons les forces de la résignation l'emporter. Pourquoi ne pas, quand nous aurons su déployer notre campagne, nous adresser à tous nos concitoyens, très largement, pour aller vers des assises du changement ?

Et un second appel à construire avec nous –et sûrement pas seuls, le nouveau projet communiste de l'avenir qui dessinera dans les conditions de la mondialisation du XXIe siècle les chemins nouveaux de l'émancipation humaine. C'est un enjeu de longue haleine dans lequel j'entends, avec vous tous, m'investir personnellement.

Alors, amis et camarades,

au combat, avec ardeur, avec créativité et esprit de rassemblement !

 

 

Il y a actuellement 9 réactions

  • amendement ligne 924

    fausse piste supprimée par l'auteur

    Par Philippe Gascuel, le 09 February 2013 à 20:12.

  • méthode des communistes

    En trois mots :

    MATERIALISME

    DIALECTIQUE

    Théorie scientifique récente de la COMPLEXITE

    Par Philippe Gascuel, le 08 February 2013 à 09:24.

  • top down & bottom up

    Bonjour Aline !

    Je choisis cette phrase de toi :

    "Non seulement il faut remettre le marxisme à jour, mais surtout il ne faut pas sans détourner. La désignation par reconnaissance est pour l’instant en sens unique du haut vers le bas. Mais elle pourrait aussi partir de l’adhérent lui-même et en médiation rencontrer celle qui vient du haut. En permettant à l’adhérent de base, celui qui est en contact direct avec toute la société, de décider quels cadres dirigeants il a besoin et qu’il souhaite voir monter aux instances supérieures, cela lui donnerait de l’assise, il se sentirait pris enfin en considération."

    Je suis d'accord.

    Il faut pour réussir cela plus qu'une décision prise, disons, en une minute, il faut l'élaboration, l'enseignement, l'utilisation heureuse d'une "METHODE DES COMMUNISTES" (voir tous mes laïus).

    C'est un processus historique lourd et passionnant, à gagner.

    Par Philippe Gascuel, le 05 February 2013 à 18:29.

  • Qu'avons nous fait du prolétariat ?

    Remettre le marxisme à jour à oui ! Mais dans le concret pas dans les étoiles. Au communisme de nouvelle génération je propose un autre cheminement, une autre approche, le communisme hautement démocratisé, mais vous n’en saurez rien.

    Comme je ne peux parler, que de ce que je connais et avec mes yeux mais qui ont aussi des oreilles, j’entends mais je ne vois toujours rien venir de réellement innovant. Pourtant, je me suis investie, dans ce congrès, certes comme j’ai pu, mais il fallait bien essayer de répondre aux questions qu’on nous posait.

    J’ai donc d’abord retravaillé de fond en comble ce communisme dans les étoiles et j’ai essayé de l’ancrer dans ma vision du concret. Mais ce texte qualifié pour certains –d’important – par la commission transparence n’a pas pu être diffusé sur ce site pour des raisons techniques. Ce que je veux bien croire, ce texte fait 58 pages et avec ses commentaires à la marge, déborde des normes du site du Congrès. J’ai envoyé un autre texte sur les statuts et la souveraineté de l’adhérent 13 pages sans commentaires celui là, il n’est toujours pas en ligne, la charge de travail sans doute. De plus mes vœux et mes amendements envoyé par mail le mercredi avaient disparus le jour de la Conférence. Rien à dire, certes sans être discutés, ils vont remonter sans problème à la Commission texte. Tout ce que je peux espérer c’est que certain le lisent. Mais voilà seront-ils soumis à la discussion ? Personne ne peut le savoir.

    Je ne suis pas déléguée, il aurait fallu pour cela, que je me présente, c’est cela le communisme de nouvelle génération. Mais comme je ne soigne ni mon égo ni mon effacement pas question que je me présente. La désignation par reconnaissance étant entrain de disparaître de nos pratiques politiques il ne me reste plus qu’une solution, assister au Congrès en temps qu’observatrice. Va-t-on y parler de Démocratie Communiste ?

    Ceci est anecdotique, l’essentiel est ailleurs.

    Le prolétaire citoyen pendant ce temps est totalement désarmé idéologiquement, politiquement et démocratiquement. Les richesses qu’il produit, il n’en est toujours pas maître. Cette question ne nous a pas été posée dans ce Congrès, car évidemment elle nous conduit à la question de la Démocratie et à notre démocratie interne. Il s’agit de réfléchir au Pouvoir à tous les pouvoirs. Si on expérimente en interne la démocratie communiste cela permettrait qu’elle se diffuse dans la société. Il serait bon de s’interroger sur le comment le prolétaire citoyen tout comme l’adhérent peut s’approprier la politique et décider qui doit exercer les pouvoirs.

    En fait le prolétaire citoyen ne décide de rien, il n’a le droit que de choisir entre des Partis. Cela tombe très bien cette démocratie libérale dans laquelle nous vivons cautionne parfaitement le capitalisme, elle lui apporte toute sa légitimité. Expérimentée en interne la Démocratie Communiste pour qu’elle se propage en tout lieu et en tout temps, aurait me semble-t-il un impact certain. Encore faudrait-il pouvoir en parler. De même les questions de propriété, de pauvreté, de développement économique et social etc. toutes ces questions concrètes auraient dû nous êtres posées. Mais non ! nous restons dans les étoiles.

    Nous n’avons plus de cellule d’entreprise, les cellules locales piliers du Parti n’auront plus de moyens etc etc Pas une seule fois le mot prolétaire, ni classe ouvrière dans le texte. Une seule fois la lutte de classe. Et pendant ce temps là, on chicane à savoir si mes textes doivent paraître ou pas et s’il faut qu’ils soient diffusées ou pas au Congrès Départemental. Tout cela parce que je ne suis pas en phase avec le communisme de nouvelle génération et que j’ose proposer autre chose et autrement. Que faire ?

    Non seulement il faut remettre le marxisme à jour, mais surtout il ne pas sans détourner. La désignation par reconnaissance est pour l’instant en sens unique du haut vers le bas. Mais elle pourrait aussi partir de l’adhérent lui-même et en médiation rencontrer celle qui vient du haut. En permettant à l’adhérent de base, celui qui est en contact direct avec toute la société, de décider quels cadres dirigeants il a besoin et qu’il souhaite voir monter aux instances supérieures, cela lui donnerait de l’assise, il se sentirait pris enfin en considération. Seulement voilà les réticences sont là, profondes, implacables. De plus le militant de base a besoin de capter de la connaissance politique mais aussi poser des questions, avoir des réponses et émettre des idées pour qu’elles soient portées au pot commun pour être retravaillées et mises en cohérence avec le communisme et le socialisme que nous voulons. La Cohérence Démocratique associé à la Désignation par reconnaissance qui part de l’adhérent serait un statut unique dans le paysage politique Français. Ainsi le prolétaire citoyen pourrait s’impliquer alors dans la conquête de cette nouvelle forme de démocratie. Vraisemblablement rien de tout cela ne sera évoqué. Pire en se présentant le candidat sortant fera des adeptes. Le dirigisme supprimera de fait la désignation collective par reconnaissance et il se renforcera par le fait même, comme il est proposé dans les statuts, "le comité exécutif sur proposition du secrétaire sera soumis aux votes". C’est ainsi qu’avec en plus la mise en compétitivité de textes alternatifs que le Parti se transforme progressivement en Parti social démocrate. Que faire ?

    Le communisme va poursuivre sa route vaille que vaille mais sa dimension politique ne deviendra pas plus et pas mieux communiste. Comme m’a dit un jour une camarade. "Je m’en fiche de ce qu’ils font là haut, je vis mon communisme au quotidien". Donc tout est figé. Ce Congrès n’ayant pas posé les bonnes questions, nous n’aurons pas les bonnes réponses. Nous restons encore un Parti ou l’électoralisme reste la priorité, nous avons délaissée la classe ouvrière et le prolétariat, notre Parti est au taquet et ceux qui osent proposer autre chose resteront sur les bancs de l’observation.

    Aline Béziat

    Par Béziat Aline, le 04 February 2013 à 17:32.

  • vocabulaire

    je propose que "communisme" reste sans adjectifs, sans limitations

    je propose que le "marxisme" soit "mis à jour"

    (pour tout le monde, et pour Aline Béziat)

    Par Philippe Gascuel, le 31 January 2013 à 17:25.

  • Communisme Conférences fédérales du PCF, Impressions d’un délégu

    Pendant que les communistes s’acharnaient à amender un texte, à la marge, (faisant dans la cosmétique), l’essentiel se discutait ailleurs. Dans le cercle restreint de ceux qui pensent à notre, à votre place, sans que nous ayons notre mot à dire. Les adhérents du PCF, des autres organisations, mais aussi le citoyen de bonnes volontés sont logés à la même enseigne. Ils ne sont qu’appelés à mettre en forme les « décisions » ou autre « feuille de route » (langage emprunté aux appareils patronaux) du sommet, des appareils. En fait sous le contrôle tatillon d’une nomenklatura qui fonctionne largement par cooptation, quand elle ne s’est pas très largement auto désignée.

    Cette construction de « sommet », d’appareils n’a aucun avenir. L’avenir ne peut se construire que sur la base de la confiance dans l’intelligence collective développée par ceux d’en « bas ».

    Tout ce qui est stratégique se décide en haut hors du contrôle de ceux « d’en bas ».

    « Révolution citoyenne » ils vous ont dit. « Prenez le pouvoir » ils vous répètent. En fait NON, pour vous c’est le statut de Harkis, vous n’êtes pour ceux d’en haut que les vecteurs de leur désirs de places dans le système des institutions.

    In fine l’on peut intituler cette séquence de « dîner de cons ». Gironde, le secrétaire fédéral avait n’en doutons pas ce texte « Développement du Front de gauche » et mis en ligne sur ce site dès le 25/01/2013. Il a une tout autre portée que la soupe aux étoiles que l’on nous a servies. La « haut », ils s’occupent des fondations, et pour nous « la tête dans les étoiles », nous avons l’insigne honneur de choisir la peinture de la maison qu’ils veulent construire pour nous, MAIS SANS NOUS. Et pourtant notre secrétaire fédéral promis à un brillant avenir, n’en doutons pas, n’a pas dit mot sur ce texte aux congressistes en ce dimanche 27/01/2013. Texte qui d’ailleurs aurait dû nous être remis et cela par simple respect pour les adhérents de base que nous sommes.

    Pendant ce temps, incapable que nous sommes de répondre aux attentes du monde du travail, le mouvement social se développe, se cherche, produit de l’horizontalité, semble échapper aux structures participant de la verticalité.

    Eux en fait, sont en train de prendre le pouvoir. Ils peuvent provoquer bien des surprises. A force d’avoir le nez rivé sur le seul horizon des élections (municipales) ont fini par ne plus être en état de voir émerger le nouveau, l’inattendu.

    Tu délocalises O.K, mais tes bagnoles elles ne rentrent plus. Voilà ce nous aurions pu porter lors de l’ouverture de l’usine Renault à Tanger. Et ça cela aurait eu de la gueule.

    Confronter à la même situation de délocalisation vers la Chine de l’usine Foxcomm brésilienne, Dilma Roussef a fait savoir à cette société, « Je ne peux vous empêcher de délocaliser. Mais je vous préviens vos produits ne rentreront plus au Brésil ». Conséquence de ce bras de fer, non seulement l’usine n’a pas été fermé, mais une deuxième a été construite.

    Mais évidemment ce discours est impossible sans rompre les chaines de la monnaie unique et de l’Europe de « la concurrence libre et non faussée ».

    NON LE PROTECTIONNISME N’EST PAS UN GROS MOT.

    Oui, il faudra bien à un moment donné, réfléchir à la nécessité de se doter de nouveaux instruments de régulation des échanges internationaux.

    N’écoutons pas ceux qui prétendent, niant tout principe de réalité, que la Bateau France et tous ses salariés embarqués, peuvent naviguer dans cet océan en tempête de la mondialisation capitaliste en gardant tous les hublots ouverts. Ceux qui le prétendent sont à n’en pas douter des charlatans.

    En fait PCF et FDG embarqués, pour ne pas dire empêtrés dans le sociétal sont visiblement à cours sur « la sociale ». Propositions répondant aux attentes du monde du travail aux abonnés absents. Pour les ouvriers s’identifier au PCF, c’est-à-dire son collègue était naturel (proximité de classe oblige). Le FdG leur apparait comme extérieur à leur monde. Il est perçu comme bobo. Si on ajoute à cela qu’ils ressentent une tentation de les caporaliser, il ne faut pas s’étonner qu’ils soient naturellement distants. (20 millions d’absentions aux législatives). Décidément une classe ouvrière en mouvement peut faire peur à bien du monde ?

    Et pendant ce temps à Saint-Denis le FdG se livre à la course à l’échalote pour disputer au PS les enseignants. Peut-être, que lui aussi, comme le PS, a-t-il fait une croix sur la classe ouvrière ? (excusez ce gros mot)

    Bernard Trannoy

    Note : FD Gironde, allez, ne soyons pas trop pessimiste. En dehors de celui qui avant de lever sa main attend la consigne. J’ai vu poindre au travers de multiple interventions de l’intelligence en recherche, en mouvement. Débats plus riches que ne peux le laisser supposer les votes. Avec en plus une difficulté quasi insurmontable, un texte ne vaut pas seulement par ce qu’il contient, mais aussi et surtout, dans ce cas, par ce qu’il ne contient pas. Comme nous n’êtes autorisés à intervenir que pour amender un texte, à la marge. La démocratie trouve là, toutes ses limites encadrés par des régulateurs habituels. Mon rêve impossible, aurait été de transformer sans régulateurs, pendant 3 voire 6 mois le PCF en un gigantesque atelier d’écriture. Un atelier de ce type est peut-être en construction au sein du social en mouvement, avec je dirais comme d’habitude la classe ouvrière en tête, comme quoi il serait prématuré de l’enterrer.

    Difficultés pour le PCF qui tend à n’être qu’un parti d’élus ou de ceux qui aspirent à le devenir. Seul dans ce cas l’insertion institutionnelle est recherchée. Ajoutons à cela et compte tenu de ce qui est indiqué ci-dessus le grand écart est à craindre pour ces municipales. La maitrise ne sera guère facile, et ce n’est pas des statuts à haute teneur administrative qui règlera les dérapages. Et compte tenu des besoins (financier) de l’appareil, celui-ci sera, en fait, contraint d’avaler bien des couleuvres (prochaine échéance à observer ce qui se déroule en région Aquitaine).

    Bordeaux, « beau » discours en dentelles de Pierre Laurent sur le « communisme » bourré d’emphase, en fait l’encéphalogramme est plat.

    Une montagne de généralités sans contenu concret.

    Un langage TOTALEMENT ETRANGER aux travailleurs d’Aulnay, de Flins, des Fralib, des Pétroplus et d’ailleurs. Apothéose du bobo qui veut le changement, mais pas trop quand même, faut pas de déconner.

    En fait, nous sommes là, en face d’un « communiste » qui au pied du mur met le sac à terre. L’art de parler pour ne rien dire atteint ici des sommets.

    Le 29/01/2013

    Par Bernard Trannoy, le 29 January 2013 à 22:39.

  • « T’as pas une heure ou deux, j’ai trois mots à te dire »

    Bonjour camarade Pierre, c’est vrai que ton père, Paul Laurent, membre du bureau, prenait le temps de contrôler intérieurement chaque phrase qu’il venait de prononcer. Son calme était impressionnant.

    Il parlait lentement, et on l'aimait bien.

    Il suivait notre section d’entreprise de l’Aérospatiale, et c’était un temps où on y parlait déjà et fortement de « LA METHODE DES COMMUNISTES ».

    Ce « rapprochement historique » me sert d’introduction pour « te dire trois mots » de la dite méthode (en termes certainement plus précis qu’autrefois) :

    1) Notre méthode est MATERIALISTE

    2) Notre méthode est DIALECTIQUE

    3) Notre méthode utilise les résultats de la science récente de la COMPLEXITE (seuils, boucles de réactions, émergence, auto-organisation, concurrence et sélection selon Darwin, auto-optimisation …) schématiquement initialisée par Pointcarré, et développée à grands coups d’ordinateurs.

    A mon avis l’efficacité, l’utilité du Parti, sa vie et son développement, dépendent de cette méthode « en trois mots », dont le troisième est nouveau.

    Le 36e Congrès (le second appel ?) ne devrait pas l’ignorer !

    PS : Tout cela est dit, et sans doute mieux, dans un vœu transmis par ma section, celle du 3e arrondissement de Paris.

    PS : le PARTAGE, mot qui t'est cher, est sélectionné selon Darwin comme facteur d'efficacité

    Par Philippe Gascuel, le 28 January 2013 à 14:35.

  • La Démocratisation du Parti

    Au Communisme de nouvelle Génération j’oppose et je propose un Communisme hautement démocratisé. Nous n’avons pas mission à exclure ou à mettre à l’écart les anciennes générations. Si nous voulons être crédibles, si nous voulons construire avec le peuple des prolétaires une autre société nous devons démocratiser le Parti pour rendre chaque adhérent souverain en tout et pour pouvoir impulser la Démocratie Communiste qui rend chaque prolétaire lui aussi souverain en tout.

    Les commissions de Candidatures se constituent du haut, vers le bas. Cela est la démonstration que les instances dirigeantes décident à la place de chaque communiste de base et dans sa cellule. Donc ici l’adhérent n’est pas souverain dans son Parti. Pour que, "l’ensemble des communistes" deviennent souverain cela commence par la souveraineté de chacun. Chacun doit décider de désigner qui doit diriger et non le dirigeant qui décide, qui dirige avec lui.

    Seules les idées collectives devraient faire force d’autorité dans le Parti, et non pas celles uniquement du dirigeant ou de la dirigeante Nationale à la tête du Parti. La Démocratie c’est le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Le peuple c’est chacun d’entre nous qui fonctionnons avec nos idées, de paix de mise en commun, de solidarité, d’épanouissement humain etc etc. Ce sont nos idées qui nous guident, pas celles d’un seul homme ou d’une seule femme parce qu’il est en position de diriger le Parti. On confond ce que diriger veut dire. Cet homme ou cette femme n’a pas à être le guide. Diriger ne veut pas dire imposer ses vues aux autres, parce qu’on est à la tête du Parti. Nous devons prendre collectivement des décisions collectivement analysées avec tous ceux qui le veulent, pour aller ensemble dans la direction et dans le sens du communisme. Le dirigeant sortant n’a pas à avoir la prétention de ce présenter il doit être reconnu par ses pères. Ici c’est chaque membre du Conseil National qui doit décider. Si nous ne démocratisons pas le Parti dans le sens du communisme, sa transformation s’accentuera dans le sens d’un Parti Social démocrate. C’est extrêmement grave.

    Ce Congrès doit être effectivement le retour du Communisme et donc il doit être mis en pleine lumière, mais s’il n’est pas hautement démocratisé, il finira comme par le passé dans les méandres de l’Etatisation des moyens de productions. Le peuple des prolétaires ne décidera toujours pas, de la redistribution équitable des richesses qu’il produit collectivement. Tout sera encore une fois décidé d’en haut.

    Ce Congrès ne doit pas seulement rallumer les étoiles, il doit permettre que se concrétise démocratiquement la socialisation des moyens de production. Cela relève de la responsabilité de chaque communiste et donc de la souveraineté individuelle pleine et entière, pour pouvoir construire une souveraineté collective. Donc tout doit partir de l’adhérent et non de son secrétaire ou de sa secrétaire nationale. Le Communisme hautement démocratisé s’oppose au Communisme de nouvelle Génération qui divise. Ce Congrès va-t-il approfondir ce que Communisme veut-dire et ce que sa démocratie peut apporter pour concrétiser la socialisation de la société ? Ce congrès va-t-il enfin reconnaitre la valeur de chaque communiste dans ce qu’il fait et dans ce qu’il dit ? Va-t-il le reconnaître dans sa souveraineté et donc qu’il soit totalement libre de ces décisions ?

    Aline Béziat

    Par Béziat Aline, le 28 January 2013 à 11:04.

  • communisme et PCF

    Au fond, un discours sur le communisme pour changer le monde en éludant le Parti Communiste lui-même. S'il y a de nouvelles générations front de gauche, il y a aussi de nouvelles générations de communistes qui, associées aux anciennes, militent tout à la fois pour un Front de Gauche, de luttes, de transformations et de projets. Et elles le font en essayant de parfaire notre Parti Communiste et de faire progresser son influence, sans lesquelles, ni le Front de Gauche, ni les transformations révolutionnaires qu'appellent nos sociétés actuelles en crises ne seront possibles. Veillons à renforcer la qualité et le nombre de nos adhérents, la multiplication de nos organisations de base, la démocratie dans notre mode de fonctionnement et la liberté d'opinion et d'expression des communistes qui doivent pouvoir exercer directement et à travers les instances leur souveraineté.

    Par FORNACIARI BRUNO, le 28 January 2013 à 10:00.