Les congrès du PCF

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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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L’avenir du front de gauche en question  par la section de Royan

Le document préparatoire présente une insuffisance manifeste d’analyse des résultats contradictoires de la stratégie du Front de gauche.

Certes il y a un certain enthousiasme mais l’ « irruption du Front de gauche » est pour le moins à nuancer.

Une enquête d’opinion indique que pour 8 personnes sur 10 le Front de gauche ne représente « rien », pour 1 sur 10 c’est « Mélenchon » et pour 1 sur 10 c’est … « ce qui remplace le PCF ». Pour les gens il ne représente donc que peu de chose alors que le PCF, lui, continue de représenter quelque chose.

Alors faut-il, comme le document nous y invite, « Engager une nouvelle étape du Front de gauche » ?

Le Front de gauche, tel qu’il a été conçu, a, certes, permis un rassemblement de voix et le score du candidat Mélenchon mais, en y regardant de plus près, la somme des voix de la gauche non socialiste (FdG, NPA, LO) de 2012 est , grosso modo, la même qu’en 2007. Le rapport des forces n’a donc pas été modifié. Qui plus est, les forces de droite restent majoritaires dans le pays et les législatives qui ont suivi la présidentielle n’ont, pour le Front de gauche, pas confirmé le score de la présidentielle.

Force est de constater que cette stratégie n’a pas permis de modifier le rapport de force idéologique. La bataille idéologique suppose d’autres armes que de simples alliances de sommet. Et ne voit-on pas encore une illustration de cela dans les toutes dernières législatives partielles ? L’abstention a battu des records, la droite a gagné, le PS et le Front de gauche ont subi un échec.

Interrogeons-nous sur deux sondages récents :
64% des français considèrent que la lutte de classe est une réalité (ils étaient 44% en 1967) ;
Dans le même temps 83% disent ne plus avoir confiance dans les partis politiques.

Il y a donc là, à la fois, un levier, dans cette conscience de classe qui existe, pour agir et un obstacle politique profond, le fait de ne pas se retrouver dans l’action des partis, de tous les partis.

Le Front de gauche, et le Parti communiste avec, ne sont donc pas perçus comme utiles à la transformation sociale qu’attendent nombre de français. Ce qui doit nous interpeller sur nos pratiques et nos modes d’actions.

Cela impose probablement une démarche de rassemblement qui, à la fois, rejette toute « politique politicienne » et sache s’articuler avec les mouvements populaires tels qu’ils sont, avec les mouvements réels, avec les « masses » telles qu’elles sont.

Il s’agit de dépasser les défauts d’une démarche qui n’a pas su s’ouvrir à ces millions d’hommes et de femmes qui ont besoin du changement mais qui, cependant, s’interrogent sur les possibilités d’une transformation sociale ambitieuse. Ceux là se retrouvent, très majoritairement, dans le vote socialiste. Mais ils sont ceux avec qui se fera le rassemblement nécessaire à cette transformation sociale.

Appelons ce large rassemblement « Front de Gauche » si l’on veut mais donnons-lui, en confrontant les points de vue et en faisant bouger les lignes face aux réalités, une tout autre orientation que celle visant à cliver et à diviser les forces de gauche. La droite, son extrême et le grand patronat en seraient gravement les bénéficiaires.

Soyons donc rassembleurs pour construire un grand mouvement capable de modifier les rapports de force pour faire avancer les options de transformation sociale.

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