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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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La cotisation : aux trois tiers, je préfère le quatre quart ! par Kamel BEN AZOUZ

Les statuts sont à l’ordre du jour de notre 36e congrès, c’est une bonne chose. Enfin nous allons pouvoir travailler à changer nos règles de vie commune, il y en a besoin car en l’état actuel ces derniers sont « Rock n roll », comme le dit un certain camarade en évoquant notre congrès.

Permettre à chaque Communiste d’être auteur et acteur de la vie démocratique du PCF, d’être pleinement décisionnaire est un enjeu de taille. C’est en quelque sorte un « nouveau défi démocratique » que nous devons réaliser.

Le débat sur la nouvelle répartition financière me laisse perplexe. J’ai lu avec attention l’opinion de notre camarade trésorier dans « Communistes » du 9 janvier. Le bilan qu’il dresse est empreint d’une certaine réalité, cependant il me semble préjudiciable d’aller vers une nouvelle répartition basée sur la règle des trois tiers.

Quelques arguments :

DEMOCRATIE

Le PCF c’est l’association volontaire de Femmes et d’Hommes au service d’un objectif politique. A l’heure ou la politique donne une image déplorable et pitoyable, exclure les cellules du champ de la répartition financière est une erreur politique lourde !

Nous connaissons tous les difficultés de « la vie du parti », de la mise en mouvement des Communistes c'est un fait.

A travers la refonte des statuts, prenons avec enthousiasme la décision politique de remettre au gout du jour des lieux de proximité politique, des lieux où « L’humain d’abord ! » soit un fait majeur. Dans les entreprises, les villages, les villes, et les quartiers, faisons en sorte que l’organisation de base du PCF qu’est la cellule soit réellement le lieu dédié à l’aura et l’influence du PCF.

N’ayons pas peur des mots et des actes, c’est une décision politique que nous devons prendre ensemble. Souveraineté des adhérents, lieu de formation, d’action, la cellule a un enjeu stratégique primordial dans notre bataille politique. En décidant de couper les vivres aux cellules, nous actons de fait une centralisation accrue dans nos modes de fonctionnement. Donc si nous restons en l’état, une cellule demain sera sous la coupe du bon vouloir des instances supérieures. En cas de désaccord, quid de l’autonomie des Communistes de base ????? Une connaissance fine des réalités de terrain est un atout majeur pour la bataille politique.

Face à cela, il me semble utile de réaffirmer que ce n’est pas ringard, ni obsolète de considérer que la cellule doit faire partie de  notre « obsession » politique. Chaque responsable Communiste doit avoir à l’esprit que sans organisation de proximité, notre efficacité en prend un coup. En coupant les vivres aux cellules nous donnons le signal politique que la vraie vie politique est seulement du ressort des fédérations et du national, puisque dans le projet sections et cellules sont pénalisées.

Je suis pour une vraie « décentralisation » politique, pas que sur le papier ou comme vœu pieux….mais comme axe majeur de l’action politique des Communistes.

Notre influence se construit bien évidemment sur notre ligne politique nationale, sur le courage de nos élus(es) à tous les échelons, mais aussi et surtout sur la capacité des Communistes à se mobiliser au plus près des préoccupations populaires. On ne peut pas politiquement tout gérer d’une fédé et encore pire du national….donnons la chance aux cellules, aux sections de se développer, donnons la possibilité d’être à chaque Communiste un responsable potentiel. Posons-nous les bonnes questions, à trop vouloir faire de modernisme, ne perdons pas le fond politique.

2-LA BATAILLE FINANCIERE ET LA JUSTICE FINANCIERE

2-1 La bataille financière.

Je comprends les préoccupations de notre trésorier national, c’est légitime. Partout nous sommes face à des difficultés et il convient de mobiliser les énergies, les intelligences pour franchir un nouveau cap permettant à chaque instance du parti de subvenir à ses besoins. Nous le savons l’argent c’est le nerf de la guerre idéologique et faire de chaque Communiste un garant de nos moyens d’actions c’est révolutionnaire. Il y a beaucoup d’intelligence dans notre parti, de ressources humaines, faire des finances du PCF une grande cause nationale « YES WE CAN », chiche !

Alors de l’audace et opération transparence.

 Bataille financière, alors décidons d’une règle intangible en premier lieu. Etre élu Communiste et Républicain ce n’est pas un métier mais une fonction, donc quand il y a indemnité c’est du bien commun, c’est au service de notre bataille collective. Faisons de cette règle un mur infranchissable, une large majorité d’élus (es) joue le jeu, poussons la bataille pour que cela devienne du 100% !

La souscription permanente est un enjeu stratégique, alors mettons en responsabilité chaque adhérent. Du tract, à l’affiche, au banquet en passant par une fête fédérale, un local etc….tout à un coût certain, faisons le pari de mettre au cœur de nos actions cette question éminemment politique. Les Communistes dans leur ensemble sont responsables, la bataille de la cotisation est donc un élément central. Animons le débat partout, fixons nous des objectifs, ouvrons le débat avec une bataille politique d’ampleur, en clair « TOUS COMPTABLE ET RESPONSABLE DES FINANCES DU PCF ».

2-2 JUSTICE FINANCIERE.

Une nouvelle fois notre trésorier national a raison de poser un certain nombre de questions. Cependant la règle des trois tiers est une très mauvaise idée. Par exemple quand une fédération, et c’est de sa responsabilité politique, décide en lien avec les sections, les cellules de présenter partout des candidats y compris là où on ne fait pas 5%, c’est un acte politique fort permettant un ancrage national du PCF. L’addition est payée par les fédérations, les sections, les cellules.  Qui touche l’aide publique en direct ? C’est le national, cela est valable pour les législatives (1€ 68 par voix obtenue).

C’est normal cependant il convient à ce titre de réfléchir avec justesse sur la répartition des moyens. Qui finance la campagne au plus près, un tract de quartier, un tract pour une entreprise, une initiative publique….ce sont les organisations de base, alors ne nous coupons pas de cette originalité politique.
Justice financière implique donc, au cas par cas, de veiller à la vie des structures de base de notre parti, de travailler avec acharnement à leur développement et faire le choix politique de la proximité, donc des cellules, des sections.

CONCLUSION PROVISOIRE.

Etre pour la règle des quatre quarts, ce n’est pas refuser le changement, car chaque organisation évolue et c’est normal. A l’heure de la politique spectacle, ayons l’audace de faire le choix de donner un nouvel élan à ce Communiste militant à l’entreprise, dans son quartier, dans son village, les gages de l’efficacité politique donc des moyens financiers pour agir.

Oui au quatre quarts, à bas les trois tiers. En matière de finance du parti, c’est bien connu, qui peut le moins peut le plus !!!

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