Les congrès du PCF

Les congrès du PCF
Accueil
 

36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

Restez informé-e

Chaque semaine, un point sur les initiatives et les débats en lien avec le congrès.

Recevoir la lettre du 36e Congrès

 
 
 

Même habillé de vert le capitalisme se fout de la planète par Hervé Bramy

Depuis longtemps déjà rien ne va plus pour notre bonne vieille planète ! Loin de décroître la crise écologique s’approfondit. Le capitalisme poursuit sa basse besogne égoïste au détriment de la vie des êtres humains comme de celle des écosystèmes. « Les lobbies du capitalisme vert adeptes de la climato-économie libérale, produisent toujours plus de catastrophes écologiques. Pour eux la spoliation des ressources naturelles est le corolaire de leur course effrénée au profit à court terme.

Aujourd’hui le réchauffement climatique est une indéniable réalité : tempêtes et inondations d’un côté ;  sécheresse et désertification de l’autre, fonte de la banquise et des glaciers engendre ailleurs l’élévation du niveau des mers créant par millions une nouvelle catégorie d’êtres humains : les réfugiés climatiques… »[Base commune 36ème congrès]

L’utilisation maîtrisée des énergies carbonées - à l’origine des gaz à effets de serre et responsables du réchauffement de la planète - est donc une impérieuse nécessité planétaire.

    Oui, le capitalisme se fout vraiment de la planète. Ses promoteurs poursuivent inlassablement leur quête infinie de concentration de richesses financières jusqu’à faire de toute chose une marchandise.   Le capitalisme n’est pas écolo-compatible. On ne le répètera jamais assez !

Ces trop rapides constats et la nécessaire dénonciation du système qui les produit, même très virulente, ne sauraient pourtant suffire à bâtir un autre monde respectueux de la vie sociale des populations et de leur environnement !

L’urgente et impérative intervention transformatrice des peuples est donc à l’ordre du jour. Nous ne bâtissons pas sur rien.  La conscience citoyenne de l’étendue des dégâts environnementaux  est aujourd’hui mondiale. Les peuples du sud perçoivent mieux que quiconque les enjeux cruciaux qui se présentent à eux. Sans une large et constante  mobilisation des peuples – dont le notre -  on peut craindre le pire. C’est pour cette raison essentielle que l’écologie est largement conviée au cœur de la base commune retenue par les communistes pour leur congrès.

Pour les communistes et leurs élus, sur le terrain de l’action locale ou internationale, l’écologie est bien loin d’un phénomène de mode. Depuis toujours nous avons l’ambition de permettre aux adhérent-e-s, d’analyser pour agir, et agir pour faire  vivre notre vision partagée des rapports de l’homme à la nature - sans avoir jamais rien à renier aux avancées du progrès (lire à ce sujet l’excellente publication de la Revue du projet de janvier 2013).

Le travail politique sur l’écologie de la commission s’est épaissit.

C’est indéniable. Le collectif humain s’est élargit et ne cesse de s’ouvrir à de nouveaux militants. Chacune et chacun prend sa part du débat d’idées et de propositions afin de mieux  identifier nos choix de société prioritaires.

Pour penser globalement le lien permanent entre les inégalités sociales et environnementales nous nous sommes  publiquement engagés depuis 2009 sur le terrain de la lutte contre le changement climatique : initiative publique au siège du CN, délégation à Copenhague avec le secrétaire national, articles tracts, communiqués... Et ce jusqu’à en faire la priorité des priorités de notre mobilisation. Puis nous avons organisé deux séminaires ouverts très largement aux adhérents  dans le but de concevoir nos positions afin de mieux les énoncer. L’un sur les enjeux de l’énergie qui a donné lieu à  publication (disponible auprès de Jean Youdom jyoudom@pcf.fr et en accès libre sur le site national du Parti), l’autre sur l’eau dont une plaquette est en préparation.

C’est sur la base de ces principaux acquis que nous avons multiplié notre présence, à la demande des sections dans les débats publics, ou lors des universités d’été, à l’occasion de formations ou bien encore dans la mise à disposition de tracts nationaux. Chemin faisant  notre corpus politique sur les enjeux de l’écologie comme de l’environnement s’est consolidé et crédibilisé face aux défis actuels. Nos positions sont respectées par nos interlocuteurs extérieurs même si sur certains sujets nos désaccords sont profonds. Nos points de vue argumentés et documentés sont débarrassés de tout dogmatisme. Ils sont devenus des points d’appui aux débats et à la confrontation constructive avec les forces écologistes de transformation.
Nous avons encore beaucoup à faire car nous vivons une époque où la peur risque de l’emporter sur la raison.

Et si ce n’est pas la peur, ce sont des scénarios d’anticipation du développement humain qui s’inscrivent dans des projets de société qui doivent pour beaucoup à une certaine forme de  coercition. Cela nous conduit une nouvelle fois à nous situer parfois à contre courant de bien des mouvements. Qu’à cela ne tienne ; nous voulons, par la démocratie, relever le défi d’un développement humain durable qui donne confiance aux femmes et aux hommes, en leurs capacités créatrices d’inventer un monde, une production, une consommation préservant les ressources naturelles qui échappent aux griffes des marchés financiers.
De grands enjeux sont devant nous.

En premier lieu l’engagement international contre le réchauffement climatique pour le droit de vivre partout sur la planète sans catastrophe irréversible pour les générations futures. Nous réfléchissons à une grande campagne militante en France, en Europe dans le monde sur cet enjeu jusqu’en 2015.

Celui de la préservation de la biodiversité pour garantir à la nature un avenir prospère pour lequel nous pourrions décider d’un séminaire de travail militant.

Avec la première réunion transversale du 18 décembre sur notre analyse des enjeux de la conférence gouvernementale sur la transition écologique un collectif national du Parti s’est constitué. L’implication des militants et des élus communistes est déclarée prioritaire afin de participer activement, dans chaque région, au débat public sur le droit à l’énergie pour tous et donc de la transition énergétique à l’ordre du jour du calendrier gouvernemental pour le premier semestre 2013. Ce débat est déjà bien engagé avec les camarades du réseau Energie doit s’amplifier. Nous prendrons une série d’initiatives dans ce sens.
Celui du droit à l’accès à une eau saine et de qualité. Dans la période qui s’ouvre nombre de délégations de service publique détenues par les multinationales de l’eau arrivent à leur terme. La plaquette en cours d’élaboration constituera, nous le souhaitons, une aide utile aux débats publics sur les choix à opérer pour amplifier le choix d’une gestion publique de l’eau et la nécessaire création d’un service public de l’eau qui accompagne le maintien de la compétence au niveau local.

Celui du droit de se nourrir correctement en préservant la diversité les semences utiles à la vie. Ce travail largement engagé par nos camarades de la commission Agriculture, Mer et Forêt doit être mieux et plus appréhendé par l’ensemble du Parti.

Pour l’énergie, l’eau, l’alimentation la bataille se joue également sur les aspects économiques dont celui d’un prix abordable pour tous, de revenus garantis pour les agriculteurs par exemple, un pouvoir d’achat en augmentation pour les salaires et les pensions, une sécurité d’emploi pour toutes et tous, une autre politique du crédit pour le développement  industriel garantissant les volets social et environnemental et son corolaire le développement des services publics. Nos luttes s’inscrivent donc dans les mobilisations de la campagne nationale du Front de Gauche contre l’austérité.

Ceux enfin de la formation en direction des communistes comme de la publication  de nos partis pris pour un développement humain durable.

Ces grandes idées sont au centre des préoccupations de nos concitoyens.

Alors que la droite, et ses amis du MEDEF, reste plus que jamais mobilisée et animée d’esprit de revanche, tandis que l’extrême droite se tient tapie dans l’ombre c’est à gauche que peut ou non se nouer la sortie de crise.  Au sein de la majorité de gauche parlementaire (on l’a vu ces derniers temps notamment au Sénat) mais aussi au sein du Front de Gauche et du mouvement progressiste en général. Construire par un large rassemblement citoyen conscient une dynamique nouvelle pour un réel changement de société et pour sortir de l’austérité est plus que jamais l’urgence du moment. Les enjeux écologiques doivent y tenir toute leur place.

C’est à chaque  fois par l’extension du débat instruit et documenté qui ne s’effraye pas de  la confrontation des idées que nous relèverons les défis que notre peuple et la planète doivent relever.

J’ai confiance dans notre capacité d’initiative et de créativité.

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.