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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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36e Congrès - Faire débattre le plus grand nombre

Les communistes ont choisi la base commune. En janvier vont se succéder conférences de section, congrès départementaux et congrès national. Comment favoriser l'entrée du plus grand nombre dans le débat ? L'opinion de Pierre Dharréville, membre de l'Exécutif, qui préside la commission sur le texte du congrès.

 

LES COMMUNISTES ONT CHOISI LEUR BASE COMMUNE POUR LE 36e CONGRÈS. COMMENT ALLEZ-VOUS ABORDER DÉSORMAIS L’ÉTAPE SUIVANTE ?

PIERRE DHARRÉVILLE : Nous avons eu un débat extrêmement profond depuis plusieurs semaines, à la fois sur l’état du monde, sur notre projet, notre stratégie et notre parti. Il y a une véritable volonté d’être à la hauteur des enjeux, qui s’est exprimée dans la foultitude de rencontres qui se sont tenues, comme dans les initiatives nationales. Loin de nous replier sur nous-mêmes, le débat nous a tournés plus encore vers les hommes et les femmes que nous voulons rejoindre. Le vote montre que les communistes sont en train de s’emparer du congrès, et cela doit encore s’amplifier. Ils se sont largement rassemblés sur l’orientation proposée par le Conseil national. L’Humanifeste est désormais notre bien commun. Mais le débat continue : nous entrons dans une phase nouvelle. C’est pourquoi nous appelons les communistes à poursuivre le travail engagé afin d’enrichir notre réflexion et de faire de notre congrès un événement politique retentissant pour notre peuple.

QUELS SONT LES CHANTIERS QUI S’OUVRENT DÉSORMAIS ?

P. D. : Nous devons approfondir notre réflexion et nos réponses. Nous sommes dans une situation politique bloquée, où la gauche au pouvoir n’a pour boussole que l’austérité et la compétitivité qu’exigent les marchés financiers. Nous devons tenir compte de cette situation qui se fait jour de plus en plus crûment. Dans ce contexte, où sont les victoires possibles ? Comment gagner un changement de cap ? Le débat public avance. Les événements de Florange sont devenus un symbole édifiant et amènent les gens à réfléchir. Nous devons donc affûter nos outils pour la bataille idéologique et culturelle, réfléchir aux initiatives à prendre pour débloquer la situation et faire grandir concrètement la révolution citoyenne. Le congrès devra donner des impulsions.

 

FACE À CE DÉFI, NE CRAIGNEZ-VOUS PAS QUE « RALLUMER LES ÉTOILES » PARAISSE UN PROJET UN PEU TROP ABSTRAIT OU ÉLOIGNÉ ?

P. D. : Ce titre a pu surprendre. Et c’est d’ailleurs l’une de ses vertus. Mais je constate que les communistes s’en sont largement appropriés l’esprit. J’ai rencontré beaucoup de militants à la fois pleins de questionnements politiques et heureux de l’ambition fixée à notre combat. Nous sommes souvent vécus comme de bons défenseurs des acquis et de l’existant. La situation nous accule parfois à cela. Mais nous avons des propositions pour faire autrement et nous voulons parler d’avenir. Or tout est fait aujourd’hui pour faire gagner la résignation et tuer l’idée de changement. L’accompagnement des marchés financiers aggrave de jour en jour la crise dans toutes ses dimensions. Il faut donc à la fois mener la bataille immédiate et celle de la perspective. Nous n’acceptons pas la soupe qui nous est servie comme si c’était le seul menu possible. Il y a besoin de libérer les aspirations populaires. Cela suppose d’ouvrir des brèches comme nous allons aussi le faire avec la campagne du Front de gauche pour une alternative à l’austérité. La force de notre parti a toujours été de lier l’immédiat et la visée. C’est cela qui donne sens à notre combat. Les communistes sont très préoccupés par la situation politique actuelle. Ce que nous devons faire pour en sortir va sans doute devenir plus encore le cœur du débat dans les prochaines semaines.

 

COMMENT LES COMMUNISTES VONT-ILS MAINTENANT TRAVAILLER EN VUE DU CONGRÈS ?

P. D. : Nous allons progresser vers les congrès de section et les congrès départementaux qui auront à délibérer à la fois sur nos orientations, mais aussi sur les statuts et les directions. La commission du texte va se réunir et dresser un état des lieux du débat et recenser quelques-unes des grandes questions à creuser pour faire de notre congrès un moment utile à la bataille quotidienne des communistes. Nous voulons conforter la qualité de débat qui a présidé jusqu’ici en progressant à partir du travail effectué sur les fenêtres et des contributions. Sans remettre en cause les grands traits de notre base commune, les communistes doivent dire sur quoi et en quoi ils souhaitent voir le texte enrichi. Faisons-en jusqu’au bout l’affaire de tous.

 

Il y a actuellement 3 réactions

  • Transparence et nouvel an

    Tout ça va-t-il redevenir transparent avec le nouvel an ?

    Par Philippe Gascuel, le 29 December 2012 à 20:10.

  • Inquiétudes

    Qui sont ces 18 camarades qui ont déclaré qu'ils aiment mon intervention ?

    18 c'est beaucoup... Ils ont voté dans le même quart d'heure.

    Sont-ils l'amicale des pêcheurs à la ligne de Bures-sur-Yvette ?

    Leur vote est-il amical pour la base commune de discussion "il est grand temps de rallumer les étoiles" ?

    J'ai voté pour cette base commune dont l'intuition est juste et qui est poétique.

    Ce que je dis c'est qu'elle serait mieux encore complétée avec du scientifique.

    La discussion démocratique demande des précisions !

    Par Philippe Gascuel, le 29 December 2012 à 12:52.

  • pauvre Marx, pauvre théorie

    Des communistes qui discutent mais qui n’osent plus prononcer les mots « Marx, matérialisme, dialectique » c’est une discussion étonnante, et c’est surtout sur un mauvais chemin. Pourtant c’est le chemin que nous suivons dans cette préparation de ce 36e Congrès !

    Marx c’est du passé, d’accord ! Mais il faudrait au moins dire quelque part en quoi il est dépassé !

    Je dis que Marx est dépassé en ce qu’il ne dit rien de la « théorie scientifique expérimentale de la complexité » qui devrait être étudiée et venir enrichir le vilain « diamat », rejeté à juste titre par nous autres, les communistes modernes.

    On croit que le diamat est faux. NON il est INCOMPLET, il ignore les processus dans lesquels le fonctionnement modifie le processus (ça peut donner de l’auto-organisation, de l’émergence, de la solidarité).

    Il nous faut un « super-matérialisme-dialectique ». En fait, super parce que enrichi par la CONNAISSANCE DES LOIS SCIENTIFIQUES EXPERIMENTALES DE LA COMPLEXITE.

    Au travail camarades !

    Par Philippe Gascuel, le 20 December 2012 à 17:36.