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Quatrième table ronde • Front de gauche : bilan et perspective | PCF.fr

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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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Quatrième table ronde • Front de gauche : bilan et perspective

Comment renforcer le Front de gauche ? Comment élargir cette dynamique ? Débat entre trois dirigeant-e-s communistes, Marie-Pierre Vieu, Fabien Guillaud-Bataille et Marine Roussillon, membres du Conseil national, sur un des grands enjeux traités dans la base commune (correspondant à la « fenêtre 4 »).

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COMMENT APPRÉCIEZ-VOUS LE BILAN DU FRONT DE GAUCHE ?

 

MARIE-PIERRE VIEU

Ce qui a scellé la création du Front de gauche (FG) est la volonté de construire un rassemblement à vocation majoritaire, pour transformer la gauche et ouvrir une autre voie que celle de la résignation. Ce choix, nous l’avons fait en 2008 et il constituait notre réponse aux mutations du capitalisme, de la crise qui s’ancrait en Europe, les évolutions de la social-démocratie, ses défections sur des questions aussi structurantes que l’Europe. Nous sommes dans une situation nouvelle depuis mai ; la défaite de Sarkozy, l’élection de F. Hollande et notre décision de rester extérieurs à la majorité car refusant d’accompagner ses orientations sociales-libérales confirment l’importance de notre choix du FG. Notre présence continue aux élections depuis 2009 nous a permis de gagner un rayonnement croissant, de retisser des liens avec une partie du peuple de gauche qui nous avait quittés depuis longtemps ; je pense au monde de l’entreprise comme aux intellectuels.Nosplusde11%àla présidentielle ont pesé fortement dans le résultat ; nous y avons eu un rôle moteur pour repolitiser le débat et notamment en redonnant du sens à l’affrontement gauche/droite, en retissant le cordon sanitaire que Sarkozy et Guéant avaient commencé à casser entre droite et FN...

Tout cela constitue une base inestimable pour peser sur la situation actuelle.

 

MARINE ROUSSILLON

Les expériences du Front de gauche sont différentes en fonction des territoires, des thématiques... Le bilan de cette stratégie est contrasté. D’un côté, nous sommes apparus comme une force de proposition capable de rassembler. Le PCF en est sorti renforcé, le projet communiste a gagné en audience. Mais, de l’autre, les relations avec nos partenaires sont houleuses. Sur des questions de fond comme de stratégie, nos désaccords nuisent à la clarté de nos positions et à nos résultats électoraux (nombre d’élus).

Trois questions essentielles font débat : Quelle est la position du FG par rapport au PS au pouvoir ? Quelle importance faut-il accorder aux élections dans la vie politique ? Quelle est la nature du rassemblement que nous voulons construire ? Sur ces questions, les communistes doivent se prononcer clairement, en direction de nos partenaires et de l’ensemble de la société. Nous ne voulons ni d’une nouvelle organisation politique, ni d’une stratégie du « recours » qui consisterait à attendre les prochaines élections pour rompre avec les politiques libérales. Nous voulons créer les conditions de l’intervention politique du peuple et ainsi imposer tout de suite les mesures qui nous permettront de sortir du capitalisme en crise.

 

FABIEN GUILLAUD-BATAILLE

De mon point de vue, l’heure du bilan n’est pas encore arrivée. Il ne s’agit pas de prendre une photo arrêtée mais plutôt de voir le mouvement général, long. Le Front de gauche est aujourd’hui un instrument de bataille idéologique, de rassemblement et parfois de lutte. Il nous a manqué une crédibilité, une force pour transformer le succès d’opinion de la présidentielle en succès électoral et en nombre d’élus.

Mais l’inscription du FG sur la scène politique est un phénomène dont il convient de prendre la mesure réelle. Car que nous enseigne, au fond, cette dynamique ? D’abord que le PCF est en mouvement, qu’il se transforme et se renforce même, et qu’il a pu ainsi opérer un retour remarqué sur la scène politique. Ensuite que toute une partie du peuple de gauche s’est reconnue dans notre démarche de rassemblement et dans le programme politique que nous portons. Mais au-delà, et c’est peut-être le plus important, il a servi de révélateur et de catalyseur des revendications populaires et les a mises en mouvement dans une véritable dynamique de conquête.

 

 

CE SERAIT QUOI LA SAISON 2 DU FRONT DE GAUCHE ?

 

MARIE-PIERRE VIEU

La question d’une autre perspective à gauche que celle de la soumission aux marchés proposée par le gouvernement Ayrault appelle encore plus qu’en 2008 à travailler notre ambition majoritaire. Dans l’action avec la campagne que nous engageons contre l’austérité. Dans l’élargissement de notre rassemblement. Avec l’entrée de la Gauche anticapitaliste et des Alternatifs, le Front de gauche capte quasiment tout l’espace politique à gauche du PS. Il nous faut maintenant faire basculer toute une partie de celles et ceux qui ont voté Hollande en mai, construire un Front de gauche plus citoyen et populaire (on a parlé de nouveau front populaire au début du FG) et favoriser la mise en mouvement de tous ceux qui aspirent à un vrai changement.

Il s’agit donc aujourd’hui d’aller à la bataille sur le terrain social, politique, et des idées, donner de la force à des alternatives aux projets du gouvernement ; créer à chaque instant les conditions de l’intervention populaire pour faire bouger les lignes à gauche, élections inclues. Les Fronts de luttes ou thématiques visent à favoriser ces convergences, leur donner une issue... Les Assemblées citoyennes constituent encore un terrain d’élargissement local de notre assise. Il nous faut multiplier ces expériences. Dans la préparation du Congrès du PCF, les communistes doivent s’approprier collectivement la réalité de ce qu’est aujourd’hui le Front de gauche ; les débats qui le traversent, la manière dont il évolue. Cela sera un facteur de confiance pour eux car ils y jouent un rôle essentiel.

 

MARINE ROUSSILLON

Il ne s’agit pas de faire vivre le Front de gauche pour luimême, mais de construire un rassemblement utile. Multiplions les fronts de propositions et d’actions aux contours variables : soyons à l’initiative pour rassembler ici pour de nouvelles nationalisations, là pour la démocratisation de l’accès à la culture et à l’éducation, ailleurs pour de nouveaux pouvoirs aux travailleurs... partout avec l’objectif de gagner, maintenant. Saisissons toutes les occasions de mener la bataille pour donner le pouvoir au peuple. Dans cette stratégie, le PCF doit jouer un rôle moteur. Cela passe par un nouvel élan de notre implantation sur les lieux de travail et par un approfondissement de notre analyse de la crise et des contradictions du capitalisme qu’elle révèle.

La « coopérative » proposée par le texte du CN peut être un cadre utile si elle n’est ni l’ébauche d’une nouvelle organisation, ni un appareil opaque destiné à faire de la place à quelques « personnalités », mais un espace de travail qui permettrait à des syndicalistes et à des intellectuels de s’inscrire dans une démarche politique, dont le travail nourrirait l’action politique autonome du PCF et où pourraient apparaître des convergences nouvelles.

 

 

FABIEN GUILLAUD-BATAILLE

D’abord il me semble nécessaire de dépasser la simple addition d’organisations qui composent le Front de gauche. Nous devrions enclencher une dynamique de rassemblement plus large, tout en veillant à ce que chacun y trouve sa place. Nous devons donc donner toute leur place aux Assemblées citoyennes du FG, mais aussi travailler à trois principes de fonctionnement essentiels : la démocratie, la proximité et la diversité. Cela implique que les communistes s’y investissent pleinement d’une part, et s’y renforcent d’autre part. Concernant la forme du FG, l’idée de « coopérer » est le chemin à suivre car il permettrait de libérer l’expression, la création et les luttes..., mais aussi d’expérimenter d’autres formes de démocratie et de militantisme. Pour autant, s’il y a besoin d’organiser l’intervention du FG, y a-t-il pour autant besoin de recréer des structures ad hoc ? Il me semble au contraire que pour développer le FG nous devons avant tout travailler à créer les conditions optimales permettant d’articuler notre projet communiste au rassemblement plus large autour du FG. Il est donc essentiel de perfectionner nos lieux de discussion, de réflexion et d’action.

Enfin, afin de nous positionner comme une force motrice, l’idée d’initier une grande campagne populaire autour de l’alternative à l’austérité me semble réellement pertinente. Elle permettrait de remobiliser, de rassembler plus largement sur des questions précises, de déboucher sur des luttes... mais aussi de porter nos propositions afin d’ancrer durablement le FG dans le paysage politique et de transformer le rapport de force.

 

 

Il y a actuellement 4 réactions

  • A) En tant que sympathisant

    A) En tant que sympathisant et ancien membre du PCF et en tant que syndicaliste, le Front de Gauche me parait être un excellent outil pour permettre à tous de clarifier ses idées et pour apprendre à dialoguer puisqu'il existe des différences, voire des divergences, comme sur le nucléaire.

    Le FdG doit donc être un lieu de confrontations amicales pour apprendre au moins à un premier niveau à trouver des solutions enrichies par un maximum de contributions et de points de vue: cela ne peut évidemment marcher que si l'on sort de l'esprit de chapelle - dans les entreprises, la préservation à tout prix par les différents niveaux de managers de leur pré-carré est une des causes majeurs des difficultés et des reculs des entreprises.

    L'adhésion au seul FdG ne me choque pas: cela doit être rendu possible pour des syndicalistes par exemple qui ne veulent pas rentrer dans l'un des partis et organisations du FdG, justement habitués à vivre avec la diversité des appartenances qui vont au delà d'ailleurs de la seule gauche radicale.

    Pour ma part, après y avoir pensé, je penche plutôt maintenant à revenir vers mon parti de toujours.

    B) Pourquoi les résultats de la Présidentielle ne se sont pas traduits dans celui des législatives?

    1. On bute sur la demande de nos concitoyens d'un leader charismatique comme les médias ne cessent de présenter les choses: JLM a su à ce moment incarner cette réponse comme auparavant Besancenot l'avait fait (mais à un moindre degré car le PCF n'était pas derrière lui)

    Pour ma part, j'ai prôné en 2007 et en 2012 la candidature d'un individu virtuel: Mr Projet ou Mr Programme Si nous voulons la 6ème constitution, il faudrait joindre les actes aux idées.

    2. Le choix idéellement juste à mes yeux sur le fond d'amener JLM face à MLP pour les législatives d'Hénin-Beaumont a permis à nos adversaires d'occulter tout notre programme en continuant à focaliser sur le seul JLM (qui a aussi commencé à multiplier les dérapages, peut-être à cause de la fatigue et surtout à cause d'un isolement puisqu'il n'était plus le seul candidat dont il fallait s'occuper)

    J'avoue que le choix du nom FdG face à FN (en souvenir aussi du Front Populaire) ne me parait pas judicieux: les sigles sont importants et les slogans aussi (j'ai réalisé très tard les dégâts de notre "Produire Français" qui a été certainement à la source d'interprétations qui sont une des sources du renforcement du FN et d'une perte importante de notre électorat)

    3. Nombreux sont ceux de nos concitoyens qui bien que partageant quasi-totalement nos idées rejettent le PCF à cause de son histoire qui a été largement dévoyée mais dont on se refuse encore de lever toutes les zones d'ombres

    Ils ne veulent pas assumer cette histoire qui n'est pas la leur selon eux.

    Le FdG et les autres organisations à priori plus vierges qui le composent sont un réceptacle de ces individus qu'il faudra savoir gagner grâce à nos idées et à nos pratiques au sein du FdG.

    Par Hervé RADUREAU, le 03 February 2013 à 05:56.

  • Front de gauche et PCF

    Si le Front de gauche la concrétisation d'une initiative stratégique du PCF pour résoudre les contradictions que nous n'avons pu surmonter en 2007 avec les collectifs anti-libéraux qui se sont avérés finalement destructeurs pour le combat unitaire et le PCF lui-même, il a fallu, pour le constituer d'abord, trouver des forces qui, pour une part, convergeait avec note analyse de la situation politique. Cette force était incarnée par deux hommes, Mélenchon et Dolez, dont ce dernier vient de claquer la porte du parti de Gauche créé alors pour permettre la mise en œuvre stratégique. Venus de la gauche du PS, ils n'épousent cependant pas toutes les analyses du PCF, sinon ils seraient des nôtres. Donc le FG historique est composé de deux forces politiques inégales, avec des points communs et des différences qui peuvent s'avérer être des contradictions à retombées stratégiques. C'est pourquoi, à mon sens, si ce rassemblement permet l'union et le combat sur des points communs à partir d'analyses similaires, déclinés sur des propositions, des mots d'ordre ou des programmes qui nous sont communs, il demeure des différences et des contradictions, ce qui est normal. Aussi, est-il fondamental et impérieux que notre Parti travail ses propres conceptions et analyses sur toutes les questions, politiques, économiques, anthropologiques, écologiques etc... Car la conception même du FG, ou la particularité de chacune des composante est préservée, assumée. Ce faisant elle conçoit également la lutte des idées à l'intérieur du FG pour faire prévaloir chacun ses options. Ainsi, les désaccords enregistrés dans les négociations sur la nature du FG, sur son organisation, son périmètre, son programme, son candidat à la Présidentielle et la répartition des candidats aux législatives, et aujourd'hui, sur le rôle de l'ex-candidat commun, les débats sur les adhésions directes au FG, le rôle dévolu aux assemblées citoyenne, leur conception, le rôle du PCF etc... sont encore, pour une part, d'actualité. Il faut constater que le Front de gauche a une dynamique propre, qui imprègne tout autant qu'elle résulte des différents composantes. Mais il ne saurait remplacer la particularité de chacune, "en compétition" en quelque sorte pour faire prévaloir ses solutions. C'est raison pour laquelle, il nous faut, au cours de ce congrès faire la clarté sur ce que nous comprenons de la nécessité du Parti communiste, de son rôle propre, de sa participation et de son apport au Front de Gauche, de ses objectifs et des moyens qu'il compte mettre en œuvre pour y parvenir. Il y a, sur de nombreuses questions, des différences et parfois, des désaccords entre nous. Il nous faut donc débattre. L'expérimentation ne peut se faire en dehors de la stratégie décidée en commun. Nous avons des règles de fonctionnement qu'il nous faut revoir et affiner pour permettre aux communistes de décider de leur politique et de la faire vivre sans effets pervers. La liberté d'opinion et d'option doit pouvoir s'exprimer dans le respect de chacun par la décision démocratique, et fraternelle si possible.

    Par FORNACIARI BRUNO, le 06 January 2013 à 11:17.

  • table ronde Front de Gauche

    Certains(es)camarades soulignent, comme étant un aspect négatif de la stratégie du Front de Gauche, la diminution du nombre d'élus. C'est aussi, exprimé de façon plutôt vindicative, l'opinion des camarades qui signent le texte alternatif n° 3. Cette affirmation est, me semble-t-il, un peu courte. La diminution progressive et constante du nombre d'élus ne serait-elle pas plutôt la conséquence à la fois de la perte d'audience du parti et des manoeuvres du parti socialiste (particulièrement visibles en Seine Saint Denis). Les tenants de cette thèse devraient expliquer qu'elle stratégie ils proposaient début 2012 pour éviter cette diminution du nombre d'élus notre audience étant ce qu'elle était. Suggèrent-ils que nous aurions du faire allégeance à la façon d'EELV ? Aujourd'hui je vois un moyen de renforcer le crédit du parti : c'est, chacun gardant ses idées, de taire les conflits somme toute secondaires, de sortir unis et solidaires des débats du congrès.

    Par michel MICHEL, le 13 December 2012 à 15:09.

  • table ronde Front de Gauche

    Certains(es)camarades soulignent, comme étant un aspect négatif de la stratégie du Front de Gauche, la diminution du nombre d'élus. C'est aussi, exprimé de façon plutôt vindicative, l'opinion des camarades qui signent le texte alternatif n° 3. Cette affirmation est, me semble-t-il, un peu courte. La diminution progressive et constante du nombre d'élus ne serait-elle pas plutôt la conséquence à la fois de la perte d'audience du parti et des manoeuvres du parti socialiste (particulièrement visibles en Seine Saint Denis). Les tenants de cette thèse devraient expliquer qu'elle stratégie ils proposaient début 2012 pour éviter cette diminution du nombre d'élus notre audience étant ce qu'elle était. Suggèrent-ils que nous aurions du faire allégeance à la façon d'EELV ? Aujourd'hui je vois un moyen de renforcer le crédit du parti : c'est, chacun gardant ses idées, de taire les conflits somme toute secondaires, de sortir unis et solidaires des débats du congrès.

    Par michel MICHEL, le 13 December 2012 à 15:06.