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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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Contribution de Bénédicte Cottaz-Cordier

La guerre idéologique qui nous oppose depuis plus d’un siècle aux capitalistes passe, en partie, par le vocabulaire. Nos adversaires ont réussi à influer sur notre façon de nous exprimer, nous poussant à une autocensure et à une certaine « contamination » linguistique.

Ainsi, le mot « libéral », connoté positivement, remplace encore trop souvent le mot « capitaliste » dont le sens est clair.

Ainsi il est évident que, si le capitalisme génère des crises de plus en plus rapprochées et dévastatrices, lui-même poursuit son développement de façon conforme à sa nature. Une crise dans une organisation est (je cite) « une situation qui menace les buts essentiels des unités de prise de décision, réduit le laps de temps disponible pour la prise de décision, et dont l’occurrence surprend les responsables » (Wikipedia). Les crises générées par le capitalisme, qu’elles soient économiques, sociales, écologiques, du logement, de la santé et autres, ne menacent pas la chasse au profit, but essentiel du capitalisme qui se poursuit sans interruption. Le capitalisme ne tire pas tout seul, de crise en crise, sur la corde qui doit l’étrangler. Pour en finir avec ce système prédateur, toujours plus mortifère, seule la lutte et le rassemblement des citoyens pourront avoir la force nécessaire. Pour le moment, c’est nous que les crises générées par le capitalisme affaiblissent. Alors, évitons toute ambiguïté ! En remplaçant « crise du capitalisme » par « crise générée par le capitalisme », mettons en évidence sa responsabilité dans les crises financières, sociales, écologiques, morales, économiques, industrielles, qui accablent l’humanité.

Opposer «l’économie réelle » à la finance laisse penser que les financiers sont des êtres virtuels, extérieur à la réalité de ce monde, alors qu’ils sont les vrais maîtres de l’économie. Certes, la richesse qu’ils créent est virtuelle, mais ils l’utilisent pour modeler un monde à leur service, et les peines qu’ils infligent sont on ne peut plus réelles.

La « reprise mondiale », est l’expression à la mode des économistes néo-capitalistes. Autant la leur laisser ! La reprise mondiale, ce serait la période d’essor de l’activité qui suit une récession mondiale. Elle se caractérise par l’augmentation du revenu moyen par habitant, c’est-à-dire par l’augmentation du PIB mondial. Sommes-nous concernés ? Ces richesses planétaires qui grossissent le font au détriment des plus fragiles et des ressources naturelles. La misère frappe toujours plus durement en Afrique ? Les prolétaires de tous les pays vivent de plus en plus mal. Ecrire dans notre projet de résolution « les enchaînements font particulièrement sentir leurs conséquences en Europe, au point de menacer la reprise mondiale » c’est adopter le discours capitaliste et raisonner selon sa logique ? Si nous parlons de croissance, car croître est un beau verbe fort, il faut définir de quoi cette croissance est le nom. La croissance que nous voulons est celle de la satisfaction des besoins humains, non celle de la production de produits vendables. Augmenter la production pour créer de l’emploi et être compétitifs, ce n’est pas notre projet !

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