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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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L’urgence d’un effort de formation national sur les thèmes du « développement humain durable » et de la « transition énergétique » par Paul Sindic

Outre la crise majeure du capitalisme qui frappe les économies occidentales, deux autres urgences menacent l’avenir même de l’humanité, l’absence de maîtrise du réchauffement climatique et la perpétuation d’une misère de masse qui affecte quasiment la moitié de l’humanité avec des millions de morts annuels.

Or, à l’heure actuelle, règne une pression médiatique de diversion forte venant, en premier, des manipulations du « capitalisme vert » prônant notamment taxe carbone et marché des permis d’émission pour reporter sur le consommateur la majorité des coûts de la « transition énergétique ». Par ailleurs, le dit « capitalisme vert » s’efforce d’orienter au maximum les évolutions énergétiques vers la promotion d’énergies renouvelables telles que l’éolien off-shore et le solaire photovoltaïque, remplissant artificiellement (grâce au prix de reprise) les sacro-saints critères d’une rentabilité à 15 % supportée, en fait, par le consommateur. Des solutions, a priori plus attractives économiquement en utilisation individuelle et sans incidence sur le prix de l’électricité, comme le solaire thermique sont ainsi délibérément ignorées.

A cela s’ajoute la pression pour une augmentation du prix de l’électricité rejoignant à terme le niveau européen (40 % plus élevé) qui garantira des profits spectaculaires aux firmes s’approvisionnant à partir du système énergétique français (nucléaire et hydroélectricité), via notamment la scandaleuse loi Nome et la réattribution éventuelle à des firmes privées des barrages hydrauliques français, toute aussi scandaleuse.

Ces objectifs du « capitalisme vert » sont de fait acceptés par la social-démocratie et par EE-Les Verts et provoquent de ce fait un consensus médiatique redoutable. A cela s’ajoute, le combat anti-nucléaire civil d’EE-Les verts, mais aussi d’autres forces politiques pour lesquelles il n’existe dans ces formations aucun scrupule à avancer des contre-vérités manifestes, ce qui pose problème pour l’exercice de la démocratie citoyenne. L’attitude ambigüe, politicienne, de F. Hollande, ménageant la chèvre et le chou (recul du nucléaire, fermeture sans justification technique de Fessenheim dans 4 ans), n’arrange rien. Par ailleurs, des préoccupations légitimes sur les garanties de la sûreté nucléaire s’expriment dans l’opinion et la position très exigeante du PCF en la matière est absolument à faire connaître (normes internationales de sûreté obligatoires sous contrôle international qui auraient notamment évité Fukushima).

Par ailleurs, la scandaleuse dérobade des classes dirigeantes du G20 (pays occidentaux développés et grands pays émergents) lors de la conférence de Durban en 2011 devant leurs responsabilités décisives dans la maîtrise du réchauffement climatique est littéralement occultée par les grands medias. Or, celle-ci devient de plus en plus urgente car il y a menace à échéance de quelques décennies sur l’avenir même de l’humanité.

Enfin, la réalité conjointe de l’ampleur des besoins énergétiques relatifs à la satisfaction des besoins essentiels de tous les êtres humains, exigence progressiste incontournable si l’on veut mettre fin aux millions de morts annuels dans les pays du « Sud », et de l’ampleur des efforts à faire pour maîtriser le réchauffement climatique aboutit à ce que, quelles que soient les économies d’énergie que nous pourrons faire, toutes les énergies permanentes hors CO2 devront être sollicitées au maximum, dont l’hydraulique dans les pays du « Sud » et le nucléaire dans les pays développés et grands pays émergents, sous condition d’une élévation décisive de la maîtrise de la sûreté nucléaire qui est un objectif exigeant, mais à portée de l’humanité.

Par ailleurs, dans les deux à trois décennies à venir, décisives à tous égards, les énergies dites « renouvelables » actuelles, autres que l’hydraulique, seront en effet incapables à elles seules, et de très loin, de pouvoir remplir de tels objectifs au niveau planétaire même en multipliant par dix (ce que de très nombreux pays n’ont nullement l’intention ou les moyens de faire) leur part actuelle dans l’énergie primaire (EP) mondiale. Celle-ci n’est en effet actuellement que de 0,3 à 0,4 % pour l’éolien et, pour le solaire thermique et photovoltaïque, de 0,05 % (% EP Allemande : éolien 1,6 % et solaire 0,6%). Il est donc vital de faire connaître ces réalités, totalement occultées dans les débats « hexagonaux » actuels.

Face à ce pilonnage médiatique fort, la majorité des militants résiste, d’instinct, mais d’autres sont troublés. Les commissions Ecologie et Energie du PCF ont réalisé dernièrement une plaquette (2€) qui met bien des choses au point et qui devrait être lue très largement.

Mais nous pensons qu’il faut faire plus, engager un processus de formation national visant à donner, d’une part, un aperçu général de l’ensemble des thèmes relevant du « développement humain durable » et d’autre part, une connaissance plus approfondie des questions relatives à la maîtrise du réchauffement climatique et d’une transition énergétique répondant réellement aux contraintes de cette maîtrise.

Or, à l’heure actuelle, seule une poignée de militants, à l’échelle nationale, sont en capacité de répondre à cette exigence de formation.

Nous considérons donc (opinion collective de la plupart des membres des commissions écologie et énergie dont je me fais ici le porte-parole) comme une urgence de passer à un stade supérieur de formation.

D’où les propositions suivantes d’une formation à étages pour notamment minimiser les coûts globaux :

1) Stage national approfondi de formation de formateurs sur deux jours ( ?). Proposition : deux formateurs par région soit entre 40 et 50 au total en deux sessions de 20 à 25 participants pour permettre des échanges approfondis.

2) Ensuite, recommandation aux fédérations d’organiser, avec ces formateurs régionaux, des stages par fédération, puis par sections avec un suivi national de ce déroulement.

 

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