Les congrès du PCF

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36e congrès - Le texte - Il est grand temps de rallumer les étoiles

Les statuts du PCF adoptés au 36e congrès

Discours de clôture par Pierre Laurent

Journal CommunisteS n°507 - Spécial 36e congrès - 13 février 2013

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Les premières contributions pour le 36e congrès sont arrivées

Dans le cadre de la préparation du 36e Congrès, les premières contributions parviennent au site du congrès et à la commission de Transparence. Rappelons que jusqu’à l’ouverture du congrès, en février prochain, toute contribution, individuelle ou collective, sera la bienvenue. Autant que faire se peut, CommunisteS va s’efforcer d’assurer un compte rendu des échanges au cours des quatre mois à venir. Cet aperçu, par la force des choses, va résumer les points de vue, condenser, raccourcir, les schématiser, diront certains. L’idée, ici, est surtout de donner l’envie d’aller lire l’original sur le site.

Jean-Louis Le Moing, fédération du Loir-et-Cher, membre du Conseil national du PCF, « ouvre le feu » avec une contribution intitulée « Pas de voie royale, pas de raccourci : le chemin exigeant de la démocratie ! » Sa réflexion est articulée autour de huit remarques. Le capitalisme se présente volontiers comme « une loi naturelle ». Force d’alternative, les communistes entendent incarner l’espoir ; ils apparaissent « utiles, certes, mais pas suffisamment crédibles ». Pour que le communisme s’impose comme porteur d’un nouveau projet, il va falloir un rude travail de conceptualisation et une vive bataille d’idées. Car, poursuit-il, un doute pèse sur la possibilité de s’en prendre au système. Il faut « repenser le changement » dont les gens eux-mêmes doivent être les maîtres.

« Il nous faut à la fois être plus accusateurs vis-à-vis du capitalisme et plus convaincants sur les réformes à mettre en œuvre ». Il ajoute : « Pour moi, le Front de gauche n’est pas l’alpha et l’oméga de notre visée, mais le moyen de porter au cœur de la gauche les attentes de changement qu’exprime une majorité de Français » et les communistes ne doivent pas s’effacer : « S’effacer serait une faute. Pas seulement un reniement, une faute. » La contribution se termine par cinq questions portant sur la JC ; sur un parti d’éducation populaire ; sur résistance et responsabilités ; sur les territoires et les lieux de travail ; et sur l’unité du Parti.

 

Changer LA société ou DE société

 

Véronique Sandoval, fédération de Paris, propose de « faire de l’émancipation dans le travail l’instrument de la transformation sociale ». Son introduction donne le ton : « Il ne s’agit pas seulement de changer la société pour tenter de sauver le capitalisme (« le changement c’est maintenant »), mais de favoriser le changement de société, et donc de faire de l’émancipation humaine dans le travail, non pas seulement le résultat espéré de la transformation sociale, mais son moyen, son instrument. » La contribution décline ce thème : avoir un travail ce n’est pas seulement avoir un emploi ; de fortes attentes des salariés ; seul le travail est créateur des richesses ; permettons aux salariés de bien faire leur travail ; réinvestir le champ de l’entreprise pour changer le travail ; et à partir de l’analyse du travail réel, bâtir une nouvelle économie politique.

Daniel Cirera, pour sa part, évoque ce « redoutable paradoxe » : la crise marque la faillite du libéralisme, or on assiste à l’utilisation de cette crise pour pousser les feux vers toujours plus de libéralisme. « Comment se fait-il qu’une opposition si massive, si profonde, si argumentée, de dimension européenne, aux politiques néolibérales ne se traduit pas par des changements politiques qui portent ces exigences ? » Pour lui, la question centrale est celle de la capacité de la politique à répondre à ce qui s’exprime dans les mouvements de résistance. « Il s’agit, écrit-il, de passer de la conception du « mouvement au service du Parti » au « parti politique au service du mouvement populaire ». » Il ajoute : « Reste structurante, clairement affirmée lors de la campagne électorale, l’idée qu’il ne saurait y avoir de changement que si les forces « à la gauche du PS », hier le PCF, aujourd’hui le FG, sont hégémoniques pour imposer leur programme. En contradiction avec les attentes populaires, le changement est renvoyé à une sorte de « grand soir » fut-il électoral, en décalage avec ce que la crise rend nécessaire et que les exigences démocratiques nouvelles rendraient possibles »

Gérard Streiff

Cet article est originellement paru dans CommunisteS numéro 492 ( 11 octobre 2012 )

  • Vous trouverez l'ensemble des contributions dans la rubrique "Le débat" sur le site du congrès.

 

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